Pub

J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

11/05/2008

11/05/08 - 09:26

Dans le cahier bleu de pépé (octobre 1942)

Après avoir passé au crible les "vertus" du bon écolier, le maître fait réfléchir sa classe sur ce qu'est le "mauvais" écolier. N'oublions pas que nous sommes en 1942, et que les Français sont de plus en plus soumis à la dureté d'une occupation qui se radicalise. La mystique du Maréchal atteint des sommets, mais aussi le rôle néfaste de Pierre Laval qui veut aller toujours plus loin dans la collaboration avec l'occupant. La guerre des chefs s'organise autour de Pétain qui est mis sur la touche de plus en plus nettement, au profit de racailles collaborationnistes entièrement dévouées à Hitler. C'est l'époque où Laval dit "Je souhaite la victoire de l'Allemagne".
Si le bon écolier doit aimer la France et son chef (on devrait dire "ses chefs"), le mauvais écolier, c'est celui qui n'obéit pas aux consignes de la propagande de Vichy, c'est celui qui écoute la radio de Londres, qui va ravitaller les maquisards, qui abrite les réfractaires au service du travail obligatoire en Allemagne (STO), qui écoute les maîtres qui donnent des consignes de résistance, qui lit les tracts diffusés par des groupements engagés auprès du PCF clandestin. Bref, c'est toute cette France souterraine qui lutte clandestinement, ce sont ces forces françaises de l'intérieur (FFI) qui intensifient la lutte contre l'ennemi.

26 octobre 1942
LE MAUVAIS ECOLIER
"Il est paresseux, il ne respecte pas ses maîtres et ses parents, il est méchant avec ses camarades. Il fait l'école buissonnière, il néglige ses devoirs et ne craint ps les punitions. Il n'a pas le souci de ceux qui souffrent et il ne participe pas à l'effort commun.
Ecolier de France, ne recherche pas sa compagnie. Elle te détournerait de ton devoir d'écolier et de Français."

On ne peut pas être plus clair. Le mauvais écolier, c'est ce mauvais Français qui ne participe pas à l'oeuvre de salut entreprise dès juillet 40. Curieux de voir comment chaque époque a ses bons et ses mauvais Français!

commentaires

11/05/08 - 15:34

tiens, le pétainiste continue à poster. Dexter, aide-moi à lui faire fermer sa sale gueule qui pue la choucroute

12/05/08 - 09:09

La choucroute, ça n'existe pas n Allemangne. C'est alsacien, eh banane!

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.