Dans le cahier de mon pépé...
C'est toujours l'école qui est le sujet de la leçon de morale.
20 octobre 1943
"Fréquente l'école avec assiduité, applique-toi de tout ton coeur, efforce-toi chaque jour. Le sourire de ton maître est ton meilleur encouragement."
Le sourire du maître. Ah, si j'avais eu droit au sourirede mon prof de maths, j'aurais été le plus heureux des garçons. Mais voilà, j'étais d'une nullité sans pareil, et mon prof qui était un vrai sadique prenait un malin plaisir à me faire venir au tableau où je séchais lamentablement devant la classe hilare. Celui-là, je ne peux pas dire que son sourire que je n'ai jamais vu ait été pour moi un encouragement. C'étaitune sorte de rictus carnassier qui me terrifiait et me faisait perdre tous mes moyens. Heureusement, j'avais un bon copain qui, en échange de quelques caresses, me faisait mes exos de maths. J'avais rapidement pris l'habitude de ce petit manège qui me procurait beaucoup de plaisir, autant qu'à lui sûrement, mais je n'ai jamais progressé pour autant, sauf, à l'âge de quatorze ans, dans la découverte du corps d'un garçon. Finalement, je me dis que les maths ont servi à quelque chose dans ma vie... On ne dira jamais assez de bien de Pythagore!
09/05/08 - 12:11
Mais on a eu le même prof de maths...snifffffffffffffff, le salaud!
ras (visiteur - site web)