J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

05/05/2008

05/05/08 - 07:42

Dans le vieux cahier de pépé

6 octobre
Le maître fait réfléchir les élèves sur une lecture consacrée à un humble "tâcheron", un de ces travailleurs qu'on employait autrefois à faire tous les travaux, y compris les plus rebutants, les plus pénibles, et souvent peu payés.
"Ne méprise pas l'homme humble qui travaille sans relâche. C'est l'homme de toutes les besognes que ne font pas les autres journaliers. Il n'y a pas de sot métier."

Ceci me fait penser à ce jeune de 19 ans que j'ai pris en stop il y a quelques jours. Il attendait sous la flotte et dans le froid. On a bavardé pendant le trajet.
"Tu fais quoi ?"
"Rien."
"Tu cherches pas du taf ?"
"Bof..."
"Quoi Bôf ?"
"Je veux un boulot qui me fasse pas chier, où j'aie pas mal de liberté et je veux gagner de la tune. Je veux pas un boulot de merde."
Que voulez-vous, il n'y a pas de sot métier, c'est bien connu. Pépé aurait ajouté "Il n'y a que de sottes gens".

commentaires

05/05/08 - 11:40

Ahhh ! Je ne suis pas d'accord !

Certes, l'attitude défaitiste du dit "jeune" est très problématique : à cet âge, on devrait avoir la niaque, l'énergie, la volonté de réussir, de faire des trucs... une volonté d'entreprendre (qui n'est pas nécessairement un concept de droite)

Et quand on n'a pas de qualification, mais qu'on a de la force et qu'on est jeune, on peut quand même gagner un peu sa vie, s'assumer.

Néanmoins, il y a des sots métiers. C'est un déni de réalité que d'affirmer le contraire. Sots, au sens premier, au sens : métiers qui ne sont gratifiant ni intellectuellement ni artistiquement ni manuellement... J'ai fait 5 semaines de stage à la chaîne dans ma vie,je peux l'affirmer.
Si "il n'y a pas de sots métiers" veut dire "il vaut mieux gagner de quoi bouffer que de dépendre de quelqu'un d'autre", on s'entend. Mais cette expression promeut l'exploitation et la volonté de domination de quelque uns sur le plus grand nombre, et me semble donc dangereuse.

05/05/08 - 12:10

C'est ce que n'arrêtent pas de dire les profs aux élèves qui se font chier en classe et qui voudraient bien être apprentis. Mais voilà, les profs qui ne connaissent rien de rien au monde du travail (sauf le leur), ont des idées complètement débiles sur le travail des jeunes (exploitation par les patrons). D'où le refuge de beaucoup de jeunes dans une fainéantise dont ils n'ont plus envie de sortir tant elle est confortable(je me lève à 13h, je me lave (parfois) vers 14h, je bouffe n'importe quoi, et je file traîner avec mes potes. On s'éclate (?) jusqu'à point d'heure, et on se pieute vers 3 heures du mat. Et le lendemain, rebelote. Avec un peu de bol, je commencerai à bosser vers 30 balais, enfin... peut-être. Mais c'est pô sur.

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.