QUESTION D'AIR (ET DE PAROLES)
Ce matin de bonne heure en allant sur les blogs, qu'ouis-je, qu'entends-je, qu'esgourdé-je ? Mais oui, je l'ai bien reconnue. Que le Bon Dieu me savonne, me triture, me gratouille et me patafiole, c'était bien l'Internationale, dans une version nasillarde à souhait qui doit dater, si mes sens affolés ne m'abusent, des années 1900 ou 1910. D'ordinaire, quand on veut entendre cet hymne, vestige archéologique et sentimental d'un vieux passé marxiste-lénino-trotskiste, on va se faire chier dans un congrès (oui, je sais, le mot est fort!) du petit facteur de Neuilly ou de la vieille lionne édentée dont le Crédit s'amenuise avec le temps. Là, on trouve encore quinze gus et gussesses qui connaissent, ou tout au moins qui font la-la-la en levant le poing. Point. Donc, au réveil, on m'inflige cette bluette vengeresse qui, de bon matin m'invite au grand soir.
Je vais essayer un truc. Il ya quelques années, en farfouillant dans les boîtes d'un bouqiniste bordelais, j'a trouvé un disque qui s'appelle "Français, vous chantiez cela". Et parmi les rengaines de l'époque figure un enregistrement de "Maréchal, nous voilà", que chantait un certain André Dassary qui, je crois, d'après mes recherches était Basque. C'est pas plus tarte que l'Internationale, et ça vous réveille aussi bien quand on traîne à poil à 7 heures entre la salle de bain et la cuisine. C'est martial et guilleret en diable, et ça vous stimule vos instincts animaux... enfin, n'exagérons pas tout de même. Et puis quand vous en aurez marre de "Maréchal nous voili-nous voilà", j'ai un très bel enregistrement de "Cara al Sol" pour ceux qui pratiquent la langue espagnole. Si l'un d'entre vous à un enregistrement du Horst Wessel Lied (Die Fahne Hoch, et coeteri et coetera), il peut aussi en faire une 'tite musique d'intro. Allez, bonne journée à tous, les caméléons de l'idéologie.