J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

11/02/2008

11/02/08 - 13:12

Pour ILAC:une vie à partager (2)

Bien sûr, il y a eu une suite à cette histoire. La police m'a convoqué pour m'entendre, suite à la communication de mon numéro d'immatriculation et de celui du dingue qui faisait du rodéo sur la rocade. Imaginez ma panique à l'idée de me trouver confronté à ce type. Mon minou m'a persuadé d'y aller, et il m'a dit "On va y aller ensemble, t'as rien à craindre, je serai avec toi." Sans lui, je n'aurais pas osé y aller. Quand on est arrivés, je me suis présenté, et j'ai été conduit dans un petit bureau où le mec attendait. Laurent n'a pas été autorisé à m'accompagner dans le bureau de l'OPJ. J'étais mort de peur à l'idée d'être confronté à ce type. Je le regardais à la dérobée. 30 ou 35 ans, assez beau mec, type gitan, très brun, cheveux longs, un air sauvage qui, en d'autres circonstances, m'aurait attiré. Je suis surpris de le découvrir, car je n'ai aucun souvenir de son visage. J'ai à peine le temps de m'asseoir qu'il se met à hurler, disant que je l'ai balancé, que je suis un danger sur la route, que j'ai voulu le percuter... Il se lève, j'ai l'impression qu'il veut me coller son poing sur la gueule. Le policier qui est présent a toutes les peines du monde à la calmer. Il fait venir un collègue. Les choses se calment. Le policier mène très bien la confrontation. Le type proteste, mais le flic lui lit la déposition du témoin qui avait relevé nos numéros. Elle coïncide avec ce que j'ai dit. Le mec finit par reconnaître les faits, mais vraiment du bout des lèvres. En plus, les flics le connaissent pour d'autres petits délits. Le policier me demande si je veux déposer plainte pour "mise danger de la vie d'autrui". J'ai tellement envie d'en finir et de retrouver Laurent que je dis "non", je ne dépose pas plainte". Je demande seulement des excuses pour le comportement du mec. Il ne comprend pas bien pourquoi. Je lui dis "Vous m'avez quand même fait très peur, et j'aurais pu perdre le contrôle de mavoiture et provoquer un accident." Il finit par s'excuser, mais sans vraiment croire ce qu'il dit. Il se rend compte qu'il vient d'échapper à une supsension de permis et à des poursuites, c'est tout ce qui l'intéresse. Il me fixe d'un air mauvais, et je sens bien que s'il pouvait m'en coller une bonne, il ne se priverait pas. Le flic me fait sortir. Laurent m'attend, l'air inquiet. Je vais vers lui et je prends sa main. Le flic me dit : "Partez vite avec votre copain, on va garder l'autre quelques minutes encore pour vous donner le temps de vous éloigner." A peine dans la voiture de Laurent, je fonds en larmes. Laurent démarre, et s'arrête dans une petite rue. Il me prend dans ses bras et me parle doucement. Il caresse mes cheveux, me fait des bisous sur les yeux, sur les lèvres, et il parle toujours, et toujours. Ses mots sont comme un ronronnement qui me calme tout doucement. Ses mains passent sous mon sweat, elles sont chaudes, douces, elles caressent mon dos, ma nuque, ma poitrine et mon ventre. J'entends des mots qui me bercent "Je suis là, je t'aime, je t'aime, n'aie pas peur, je te protège". Je pleure, je ne peux pas m'arrêter. On reste comme ça de longues minutes. Laurent redémarre, et on revient chez moi. On se met sur le lit. Il me tient dans ses bras, me parle tout doucement, il me calme sans arrêter ses caresses. "Tu es mon petit garçon, je t'aime." La nuit est maintenant tombée. La chambre est dans l'obscurité. Laurent allume la veilleuse. Il se déshabille. Il est nu. Il m'aide à retirer mes vêtements. Une longue nuit d'amour peut commencer. Je suis tranquille, rassuré, heureux. J'ai quelqu'un qui m'aime et que j'aime. Pour moi, je n'ai qu'une envie, m'abandonner tout entier à celui qui me tient dans ses bras et ne penser qu'à lui. Il ne peut rien m'arriver puisqu'il est avec moi et qu'il m'aime. Je le sais, je le sens, j'ai confiance. "Reste avec moi; ne t'en va pas!" Il me répond: "Je reste". On fait l'amour.

commentaires

11/02/08 - 13:42

c'est beau deux garcons qui s'aiment, comme ca...

11/02/08 - 19:51

C'est beau, en effet... ^_^

11/02/08 - 20:40

missi bicou!

14/02/08 - 00:09

un conte de fée !
quand la petite brute dans le commissariat n'avait pas quelques attraits?

24/02/08 - 20:17

WAOUH ! Moi un mec me console de mes pleurs en me disant : "tu es mon petit garçon, je t'aime", j'avoue que soit je pleure un peu plus, soit je le baffe, je sais pas ! Tous les goûts sont dans la nature, disons...

03/03/08 - 19:24

Adorable tu dois être! :)

Profitez bien, toi et ton homme, c'est beau à voir !!!

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