Pour ILAC: une vie à partager (1)
En lisant le post d'Ilac, je me suis retrouvé totalement dans ce qu'il a écrit. Il m'est arrivé tout récemment ce qui peut arriver à chacun, j'ai été victime d'un automobiliste fou. Ce mec qui roulait en plein brouillard sans feux m'a surpris sur la rocade qui contourne Bordeaux, et j'ai failli lui rentrer dedans. J'ai vécu alors plusieurs minutes de folie. Ce mec s'est lancé à ma poursuite, en klaxonnant comme un dingue, faisant des queues de poisson et des appels de phares, doublant dangereusement, me serrant au plus près pour essayer de me coincer contre la glissière de sécurité. Il me faisait des gestes pour me faire comprendre qu'il voulait me faire la peau. Ceci a duré de longues minutes, et au moment d'entrer dans Bordeaux, il est parti comme un dingue.
Un automobiliste avait relevé son numéro et le mien et a prévenu la police. Moi, j'étais dans un état impossible à décrire, et c'est la peur qui dominait. Jamais je n'avais vécu une telle situation. Aussitôt arrivé, j'ai téléphoné à mon minou. J'étais en pleurs. Il m'a parlé, longtemps, doucement, tendrement. Il ne pouvait pas lâcher son travail, mais à midi il est venu. On est allés chez lui, et là j'ai passé une bonne heure de tendresse dans ses bras. Il faut dire que je suis un petit mec du genre timide et hyper sensible. Quand je suis mal, j'ai besoin de sentir la présence d'un homme qui me rassure, me réconforte, m'écoute, me calme quand j'ai peur et que je suis angoissé. Le soir, il est resté chez moi. Il m'a pris dans ses bras. Oh, pas question de faire l'amour. Je ne pouvais pas. Mais de longues caresses, son souffle sur mon visage, l'odeur de sa peau, des mots prononcés à mi-voix, le sentir là, nos corps étroitement enlacés. Je le regardais, et lui me regardait aussi. Progressivement, la peur s'évanouissait, et je me laissais aller à ce sentiment de bien-être. Je redécouvrais ce sentiment inexprimable qu'éprouve un enfant qui se réfugie dans les bras de son père ou de sa mère. J'ai vécu ces heures de tendresse comme l'amour avec un grand A, tout différent de l'amour physique. J'ai fini par m'endormir, parce qu'il était là, et que je me savais en sécurité. Quand je me suis réveillé, j'étais encore dans ses bras. Je pense que lui aussi a dormi, mais il me tenait toujours contre lui. Il me regardait, je le regardais, et tout était dans ce regard qui était plus fort que des mots. Avec lui, je n'avais plus peur, je me sentais bien. Quand il a fallu qu'il parte, mes peurs sont revenues aussitôt. J'avais le sentiment d'êtreà nouveau totalement seul face au danger. L'amour, c'est ce sentiment qui vous donne la force, l'estime de vous, la confiance en vous, et qui vous donne des ailes. C'est ce sentiment qu'il ne peut rien vous arriver, et que vous êtes invincible, comme l'enfant qui marche dans la rue en tenant la main de son père, et qui , avec lui, est prêt à affronter tous les dangers. C'est cette réalité qu'on n'est plus seul, mais qu'on marche à deux dans la vie, et c'est cela qui change tout!
11/02/08 - 09:03
Oui c'est beau l'amour !!!
Aujourd'hui je me sens pousser des ailes parce qu'il m'a dit "je t'aime" !!
petit boy (visiteur)