J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

18/01/2008

18/01/08 - 16:06

Adieu...

Stéphane et Guillaume ont choisi de quitter cette vie. Il doit en falloir de la force pour se dire qu'on va franchir le pas, qu'on va quitter cette vie à laquelle, pourtant, on tient tant. Car un tel geste n'est pas quelque chose qu'on improvise. Cela doit se penser, se préparer, s'envisager lucidement, froidement, j'allais dire... raisonnablement. A plus forte raison quand on est deux. Oh certes, pour soi-même, les choses sont simples. On s'en va comme on part de chez soi. On jette un dernier coup d'oeil autour de soi. Tout est en ordre. Pas un bruit. Tout dort. On éteint les lumières. On ferme la porte. On s'en va. Voilà. C'est fini. Mais est-ce si simple ? Qui sait ? Qui peut dire ?
Qui peut dire à quoi l'on pense à l'ultime moment, à l'instant où l'on va trancher ce dernier fil qui vous retient à la vie, si fragile, si léger ? Y a t-il un instant d'hésitation ? Une dernière tentation de ne pas en finir ? Je me demande toujours à quoi l'on peut bien songer au moment de se lancer dans le vide, et cette pensée me hante, et elle me hantera toujours.
Stéphane et Guillaune ont franchi le miroir, et maintenant ils savent. Que savent-ils ? C'est le grand mystère. De là où ils nous voient maintenant, puissent-ils nous aider, nous qui restons avec nos interrogations et nos souffrances. Puissent-ils nous aider à porter, jour après jour, du mieux possible, nos "misérables petits tas de secrets", si dérisoires et pourtant si lourds. Adieu Stéphane, adieu Guillaume. Que l'éternité vous soit douce, plus douce que ne le fut la vie. Adieu.

commentaires

18/01/08 - 17:33

Ton post est très émouvant merci pour ta leçon d'amour et de compassion....
je reste sans voix

18/01/08 - 18:16

Moi aussi, je reste sans voix. Un drame comme ça, c'est terrible.

18/01/08 - 18:55

c'est pas marrant!

18/01/08 - 19:54

adieu vive clarté !

19/01/08 - 00:08

Nous n'avons pas toujours été d'accord, mais je trouve que vous êtes un mec mignon Faudelio, vraiment touchant ! :o)

19/01/08 - 00:21

Cher(e) Marguerite, heureusement que nous avons parfois des désaccords. Sans quoi la vie serait d'un triste... Et pourtant, aujourd'hui, nous sommes en parfait accord, et nous sommes tristes. La mort de nos deux amis me rappelle cette chanson que j'aimais quand j'avais 15 ans, chanson de Michel Sardou: "Mes chers parents, je vole. Je ne m'enfuis pas, je vole. Sans fumée, sans alcool. Je vole, je vole". Guillaume et Stéphane se sont envolés, et la porte de la cage est grande ouverte.

19/01/08 - 09:11

rien n'est anodin...nous ne sommes pas que des atomes, c'est ce qui fait notre difference, et si nous avons cette sorte de foi et d'esperance en nous c'est que un lien invisible nous relie a une autre forme d'existence....en esperant que nous laissons nos maux ici dans cette vie, pour en retrouver une meilleure de l'autre coté du miroir.

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