Adieu...
Stéphane et Guillaume ont choisi de quitter cette vie. Il doit en falloir de la force pour se dire qu'on va franchir le pas, qu'on va quitter cette vie à laquelle, pourtant, on tient tant. Car un tel geste n'est pas quelque chose qu'on improvise. Cela doit se penser, se préparer, s'envisager lucidement, froidement, j'allais dire... raisonnablement. A plus forte raison quand on est deux. Oh certes, pour soi-même, les choses sont simples. On s'en va comme on part de chez soi. On jette un dernier coup d'oeil autour de soi. Tout est en ordre. Pas un bruit. Tout dort. On éteint les lumières. On ferme la porte. On s'en va. Voilà. C'est fini. Mais est-ce si simple ? Qui sait ? Qui peut dire ?
Qui peut dire à quoi l'on pense à l'ultime moment, à l'instant où l'on va trancher ce dernier fil qui vous retient à la vie, si fragile, si léger ? Y a t-il un instant d'hésitation ? Une dernière tentation de ne pas en finir ? Je me demande toujours à quoi l'on peut bien songer au moment de se lancer dans le vide, et cette pensée me hante, et elle me hantera toujours.
Stéphane et Guillaune ont franchi le miroir, et maintenant ils savent. Que savent-ils ? C'est le grand mystère. De là où ils nous voient maintenant, puissent-ils nous aider, nous qui restons avec nos interrogations et nos souffrances. Puissent-ils nous aider à porter, jour après jour, du mieux possible, nos "misérables petits tas de secrets", si dérisoires et pourtant si lourds. Adieu Stéphane, adieu Guillaume. Que l'éternité vous soit douce, plus douce que ne le fut la vie. Adieu.
18/01/08 - 17:33
Ton post est très émouvant merci pour ta leçon d'amour et de compassion....
je reste sans voix
nefer