J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

30/06/2008

30/06/08 - 22:40

Devoir de vacances

Je livre à vos commentaires cette phrase de Cioran: "On ne devient pas soi-même impunément."

29/06/2008

29/06/08 - 22:46

VIVA ESPANA !

Je ne suis pas un footeux, mais ce soir je suis heureux. VIVA ESPANA! ARRIBA! ARRIBA! ARRIBA!

25/06/2008

25/06/08 - 13:53

A PROPOS DU GILET FLUO

Hier en sortant du boulot, contrôle routier. Je m'arrête. Le gendarme, assez mignon, dans les 35 ans, me demande de couper mon moteur, et me demande les papiers du véhicule. Je lui fais mon plus beau sourire, et je m'exécute. Il fait super chaud, je suis en short, et le gendarme reluque mes cuisses bronzées. Il ausculte mon permis et ma carte grise, puis il me dit: "Vous avez bu de l'alcool ?" Moi, surpris: "Non, pourquoi cette question ? J'ai l'air de qqun qui a bu ?" Il me répond: "Non, non, bien sûr, mais vous savez, avoir l'air, ça suffit pas." Je lui dis "Eh bien, contrôlez-moi; faites-moi souffler."
Et je sors de ma voiture. Le gendarme, gêné, me dit "Remontez dans votre véhicule, s'il vous plaît". Son collègue a l'air aussi gêné. Il est nettement plus jeune que lui, genre gendarme stagiaire. Il lui dit: "Bon, tu laisses patir le monsieur ?" Mais l'autre n'a pas l 'air de vouloir me laisser partir. "Vous avez le kit de sécurité ?" Ah, là, le petit Faudelio commence à se fâcher. Je lui fais remarquer que l'obligation d'en avoir un commence au 1er juillet. Il me répond "Oui, mais nous faisons aussi de la prévention!". Ce à quoi je réponds: "Oui, j'en ai un, dans mon coffre. Vous voulez vérifier ?" Il répond que non, qu'il me croit, mais qu'au 1er juillet, il pourrait me verbaliser car le kit doit être dans "l'habitacle du véhicule" (sic), et non dans le coffre. Le jeune gendarme genre stagiaire me regarde d'un air désolé. Je sens qu'il en a marre de ce contrôle qui s'térnise et qui devient ridicule. Le vrai gendarme me fait un grand sourire et me dit: "Bon, je vois que vous êtes en règle. Excusez-moi; vous pouvez partir." Et il ajoute: "Passez une bonne soirée." A quoi je réponds: "Merci, ç'était un plaisir d'être contrôlé par vous; vous êtes charmant!" Flashhhhhhhhh. Le sourire! Serais-je tombé sur un gendarme gay ?

24/06/2008

24/06/08 - 19:53

MEFIEZ-VOUS DES JUGEMENTS HATIFS

Dans l'affaire de l'agression dont le jeune Rudi a été victime dans le Parc des Buttes Chaumont, certains se sont empressés de crier au racisme, et ont dénoncé en même temps l'effet des propos tenus par le Président de la République sur les religions. De là à passer au procès politique, il n'y avait qu'un pas. Or il est à noter que le Grand Rabbin de France est resté très prudent. De même pour Raphael Haddad, président de l'Union es Etdiants Juifs de France. L'enquête s'est vite orientée vers les bandes qui se disputent des territoires à l'intérieur du 19ème Arrondissement. On a parlé de réglements de comptes persistants entre jeunes juifs et musulmans, qui remontent bien avant l'élection de Nicolas Sarkozy. Alors il faudrait peut-être réfléchir calmement avant de montrer du doigt un coupable qui arrangerait bien ceux qui ne l'aiment pas. Qu'avons-nous à gagner à ce genre de procès ?
Cela dit, allez-y, traitez-moi de facho sarkozyste, ça m'est égal.

19/06/2008

19/06/08 - 13:52

RETOUR AU CAHIER DE PEPE

Les prestations de nos chers, très chers Bleus nous ayant bien fait rire, j'en reviens au cahier de mon pépé. Je l'avais laissé en décembre 1942. Les vacances deNoël sont passées, et le jeune Gabriel retrouve son école le 4 janvier 1943.

"Au début de l'année nouvelle, je prends des résolutions qe je veux tenir: je travaillerai bien en classe, j'aiderai mes parents, je serai serviable, poli et docile, et je ferai de mon mieux pour être utile à ceux qui ont besoin de moi."

5 janvier 1943
"Mes résolutions: je veux être raisonnable, ne pas céder à la colère, aux caprices ou à l'envie. Par dessus tout, je veux fuir le mauvais exemple, le vice et la paresse."

6 janvier 1943
Mes résolutions: je fréquenterai et j'imiterai les bons élèves. J'éviterai le mensonge et la fourberie. Je veux être honnête, ne pas tricher, ne pas voler.

"Etre honnête, ne pas tricher, ne pas voler". En 1943, la France est au plus noir des années de guerre. Il n'y a plus rien à manger. C'est l'époque où les tickets d'alimentation font l'objet d'un trafic intense. On échange des tickets de pain contre des bons de tabac, des tickets de viande contre des bons de textile. Un pneu de vélo s'échange contre plusieurs kilos de beurre. C'est l'époque où on parcourt cinquante kilomètres à bicyclette pour aller chez quelqu'un que l'on connaît et qui a des pommes de terre ou un lapin à vendre. C'est le temps du marché noir où certains feront fortune en vendant à prix d'or du lait, de l'essence, de la viande ou du charbon. C'est le temps où les commerçants affichent sur la devanture de leur magasin: "Plus de viande, plus de pain, plus de beurre, plus de sucre". Il existe un système de "jours avec" et de "jours sans". Les "jours avec", il faut faire la queue pendant des matinées entières, et malheur ax ménagères qui n'ont pas les tickets nécessaires. Elles seront impitoyablement refoulées, car il y a toujours dans la foule quelqu'un qui dénoncera le commerçant qui délivrerait de la marchandise sans tickets. C'est aussi le temps des réglements de comptes... Le portrait du Maréchal est partout, notamment dans toutes les vitrines, ce qui fait dire aux ménagères résignées: "Jour sans viande, sans charbon, sans pain, sans confiture, mais pas un jour sans Maréchal!"

18/06/2008

18/06/08 - 19:37

GILET FLUO ET TRIANGLE ROUGE

Ces deux accessoires seront obligatoires à partir du 1er juillet, ou peut-être un peu plus tard si j'en crois ce qe j'ai entendu à la radio. J'ai acheté mon "kit sécurité", c'est comme ça que ça s'appelle, dans mon garage Peugeot. Comme j'avais fait faire la réivision de ma toto, ils m'ont fait cadeau du kit. Le petit mec qui a réceptionné ma voiture est mignon comme tout, et je le soupçonne vaguement d'être gay. Une idée comme ça... Mais au fait, pourquoi a-t-il un bracelet aux couleurs du mouvement gay ? Cherchez un peu... Je lui ai fait des sourires désarmants, et en me donnant la facture, il m'a dit: "Le kit-sécurité, c'est un geste commercial". Je lui réponds: "J'ai pas droit à un bisou en prime?" Il me répond avec un sourire à me faire fondre: "Pas ici!".
Comme beaucoup de conducteurs français, j'ai donc le fameux gilet fluo et le triangle rouge. Sinon, c'est le lochon de je ne sais plus combien d'euros. Le problème, c'est que bientôt, on n'aura plus de fric pour mettre du carburant dans le réservoir. On aura donc un gilet et un triangle de sécurité pour une bagnole qui restera au garage.
Cherchez l'erreur...
Cela dit, on parle toujours du foot, et ça me fait chiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiier!

18/06/08 - 13:17

MINABLES FOOTEUX !

Il est 13h07, le JT de 13 heures n'est pas encore commencé, puisqu'on ne parle que du foot, et surtout de l' "Eurofiasco" (SUD-OUEST) d'hier soir. Les commentaires et la langue de cuir sont incroyables. Florilège des conneries entendues: "Les Bleus n'ont pas eu de chance" Ah bon, le foot, c'est juste une question de chance, comme le loto ou le millionaire ? "le match a été dur". Je pense que les Italiens ont dû s'amuser pendant que nos Bleus peinaient! "Les attaquants sont trop vieux". "Les attaquants sont trop jeunes". Faudrait savoir! "Manque d'expérience". "Ils ont été démoralisés par les Hollandais". Ah bon. Dans ce cas, qu'ils fassent autre chose.
(Parenthèse: le JT commence vraiment: il est 13h14)
Enfin, le résultat est là, nos petits chéris hyper payés, choyés pr toute la France footeuse, hébergés dans des hôtels de grand luxe, des petits mecs qui ne s'abaissent pas à chanter leur hymne national (c'est juste bon pour les joueurs Italiens), ils ont été torchés par une épuipe dont on ne donnait pas une chance de réussite. C'est dire si les Bleus sont bons... Qu'ils partent donc en vacances, et qu'on ne nous fasse plus chier avec ces minables.
Le pire que j'aie entendu ce matin, c'est ce commentaire d'un footeux qui se prend pour un sélectionneur: "On a en réserve des jeunes qui sont de véritables talents. On va voir émerger un football neuf avec des valeurs offensives réelles." Ah bon! Alors pourquoi ne les utilise t-on pas ? Ils sont où ? Ils font quoi ? On attend qu'ils aient 30 ans pour leur mettre une baballe au bout des pieds ? Tout ça me fait marrer. Et puis, une autre chose qui me fait rigoler, c'est la gueule des supporters que nous montre la télé. Un bel échantillon de la France Beauf aux joues couperosées, aux yeux injectés de sang, incapables d'aligner trois mots cohérents, alcool oblige! Bref, la France du pinard, du pastis et de la connerie. On a les Bleus qu'on mérite. Quoi ? Jesuis dur ? Eh oui!
Le JT vient de se terminer, il est 13h25, dont 11 minutes consacrées au foot.

18/06/08 - 08:50

CONS DE FOOTEUX, ENCORE ET TOUJOURS...

BON, QUAND EST-CE QU'ON PREND LA PROCHAINE BRANLEE ? Heureusement les Bleus vont être en vacances. Pendant quelques semaines, ils auront l'air moins con, et avec leurs dollars ils pourront passer de bonnes vacances, et loin de France, j'espère. Eux au moins, ils sont sûrs de ne pas rencontrer les Français au Camping des Epluchures. Et ça vaut peut-être mieux pour eux, finalement! Allez, rendez-vous à la prochaine défaite. Ca va être dur d'attendre !

13/06/2008

13/06/08 - 22:35

Ces cons de footeux

Bon, ça y est, les Bleus sont cuits ! Je dormirai mieux ce soir dans les bras de mon minou. J'attends avec impatience les commentaires à la con qui vont essayer de nous persuader qu'on a bien joué et qu'on est quand même les meilleurs. Comme disait Coubertin: "L'essentiel n'est pas de gagner, mais de partir pisser." (Contrepétrie pour mon ami Brokeback)

13/06/08 - 20:34

HOMMAGE A TABARLY

Il y a exactement dix ans, Eric Tabarly disparaissait en Mer ... d'Irlande. Clin d'oeil de l'histoire ce soir où l'Irlande rejette le traité européen.
Vive Tabarly! Vive la Bretagne! Vivent les Bretons! Vive l'Irlande, et pourquoi s'en priver , Vive la France!
Le machin européen n'a qu'à aller se rhabiller ailleurs!

13/06/08 - 16:58

Long live Ireland and the Irish pepole

Bravo l'Irlande! Enfin un pays qui ose dire "non" ! Maintenant, qu'on nous debarrasse de cette monnaie artificielle qui nous coûte la peau du cul!

13/06/08 - 13:00

TOUJOURS LE FOOT

Ce matin, dans ma salle de bains, j'écoute la radio en faisant mes ablutions. Pour rassurer Douchadeux, j'ai encore regardé zizette et je l'ai trouvée très mignonne. C'est vrai qu'elle fonctionne bien, la bougresse!
Il paraît que ce soir, les Bleus vont montrer une fois encore ce dont ils sont capables. Je tremble... Et je suis pas le seul!
Mais le résultat de l'Euro 2008, je m'en tape allègrement. J'espère même, que dis-je, je souhaite que les Bleus vont se faire scalper par les Hollandais.
Ce qui me hérisse au plus au point, ce sont les termes employés par les supporters:
quand une équipe est battue sévèrement, elle est "humiliée", "pulvérisée", j'ai même entendu "carbonisée" et "crématisée". L'escalade des termes guerriers me fait dire qu'on n'est plus dans un jeu, mais dans un réglement de comptes. C'est ça le sport ? Non, merci.

12/06/2008

12/06/08 - 18:25

NOEL DE GUERRE 1942

Voici ce que Gabriel écrit dans son cahier:
14 décembre 1942
NOEL, les enfants sont heureux quand vient Noël. Ils pensent à la belle fête, au sapin illuminé et aux jouets, à la famille rassemblée dans la maison bien chaude. Noël, c'est la fête de toute la famille.

15 décembre 1942
Pense à ceux qui seront tristes le soir de Noël, qui n'auront rien à manger, qui auront froid dans la maison triste. Pense aux mamans qui pleureront. Pense aux papas qui sont loin et qui ne verront pas leurs enfants.

16 décembre 1942
Ecolier de France, pense à tous ceux qui sont malheureux. Partage avec celui qui n'a rien. Donne de ton superflu. Pour celui qui n'a rien, c'est beaucoup. En donnant un peu de ce que tu as, tu aides tous ceux qui oeuvrent pour la Patrie.

En cette période de Noël, deux thèmes sont évoqués avec insistance: il faut penser aux prisonniers qui, pour certains, passeront quatre années en Allemagne, et il faut penser "à ceux qui oeuvrent pour la Patrie". La propagande officielle mêle les bons sentiments avec des arrières-pensées politiques évidentes. L'école se fait le relais de cette entreprise de conditionnement des esprits. On invite les enfants à collaborer, sans jeu de mots. Je voudrais bien savoir ce que les intéressés pouvaient penser. Qui le saura ? Aujourd'hui, ce sont de vieux messieurs et de vieilles dames de quatre-vingts ans, et ils n'en parlent pas. On parle de nos prisonniers, mais pas un mot n'est dit des déportés qui vont périr dans les camps. Là-dessus, chuuuuuuuuuuuuut. La raison d'Etat impose le silence. Seulement la raison d'Etat ? Pas si sûr. J'ai l'impression, parfois, qu'en 2008, on a encore trop de mal à en parler.

11/06/2008

11/06/08 - 14:14

1942 année noire - Dans le cahier de Gabriel

7 novembre 1942

Les enfants ont lu un texte qui fournit le sujet du résumé de morale du jour. Les prisonniers de guerre sont présents dans tous les esprits. La France souffre plus durement que jamais. Elle est maintenant totalement occupée et les politiques partisans de la collaboration s'alignent de plus en plus inconditionnellement sur les Allemands. C'est le temps des rafles, des déportations, des exécutions. C'est le temps de la misère et de la faim. Dans les familles où tout manque, on pense au père prisonnier en Allemagne. Reviendra-t-il un jour ? Quand ? On n'ose plus espérer. La France connaît le sang, la peur et les larmes.

"En voyant tout ce que le malheureux orphelin a perdu, en voyant la détresse des familles dont le père est absent, tu comprends ton propre bonheur. Pense chaque jour à ceux qui n'ont plus rien, ceux dont la maison est détruite, aux enfants dont le père est retenu prisonnier loin de France, aux mamans qui pleurent. Ne les oublie jamais."

C'est le temps où Londres parle aux Français, et, bien sûr, Vichy répond à Londres.
Le Général de Gaulle s'adresse aux enfants:
"Quel bonheur, mes enfants, de vous parler ce soir. Oh! Je sais que tout n'est pas gai aujourd'hui, pour les enfants de France. Mais je veux, cependant, vous dire des choses de fierté, de gloire, d'espérance... L'ennemi et ses amis prétendent que c'est bien fait pour notre nation d'avoir été battue. Mais la nation française, ce sont vos papas, vos mamans, vos frères, vos soeurs. Vous savez bien, vous, mes enfants, qu'ils ne sont pas coupables. Malgré cette défaite, il y a toujours des troupes françaises qui continuent le combat. Je puis même vous dire qu'il y en a de plus en plus et qu'on parle partout dans le monde de ce qu'ils font pour la gloire de la France. Pensez à eux, priez pour eux, car ce sont de très bons et très braves soldats, marins et aviateurs, qui auront à vous raconter des choses peu ordinaires quand ils seront rentrés chez eux... Mes chers enfants de France, vous avez faim parce que l'ennemi mange notre pain et notre viande. Vous avez froid parce que l' ennemi vole notre bois et notre charbon, vous souffrez, parce que l'ennemi vous dit et vous fait dire que vous êtes des fils et des filles de vaincus. Eh bien! moi, je vais vous faire une promesse. Chers enfants de France, vous recevrez bientôt une visite, la visite de la Victoire. Ah! comme elle sera belle, vous verrez!..." (Gal de Gaulle. Message de Noël aux enfants de France. 1941)

En France, on distribue des petits poèmes vendus au profit des prisonniers:

"Le bau navire France allait bientôt sombrer.
Sans pilote, il errait sur une mer démente.
Des tas d'inconscients, sans force résistante,
Et manquant à l'honneur, cherchaient à le livrer!
Parmi d'aigus récifs il allait s'enferrer,
Quand Pétain se leva, tenace en la tourmente..."

La propagande n'hésite pas à se servir des enfants et de leur innocence. Elle diffuse jusque dans les camps le texte d'une chanson appelée "Mon petit papa":

"Mon petit papa, quand tu reviendras
Ah! la belle, la belle, la belle journée,
Je cueillerai des fleurs pour toi,
Tu me prendras dans tes bras,
Ce seront des rondes folles,
Chez nous le bon vin coulera,
Et chacun s'embrassera."

Cette chanson, portée dans les foyers par la radio, bouleversera même les plus endurcis, tant elle exprime bien la douleur et l'espoir de toute une population écrasée par le malheur. Mais il faudra attendre encore. Déjà, Laval, odieux jusqu'au bout, prépare la Relève qui fera envoyer des travailleurs en Allemagne pour obtenir le rapatriement de prisonniers de guerre. L'Allemagne intensifiera son chantage, et, sans le savoir, fera se lever contre elle ce qu'on appellera plus tard "l'armée des ombres".




10/06/2008

10/06/08 - 12:28

A bas le foot et les footeux !

Ce matin comme tous les matins, je me lève, et je navigue un peu au radar entre la chambre de mon homme et la salle de bain. J'ai de bonnes raisons de naviguer au radar. Je jette un coup d'oeil au miroir qui me renvoie l'image d'un garçon ébouriffé, les yeux au milieu des joues, les traits légèrement tirés. Ooooh toi, t'as pas beaucoup dormi!!! Il faut dire que la nuit a été très agitée, et cette étrange sensation que j'éprouve à la hauteur d'une partie très intime de mon corps me rappelle que Laurent a été très efficace. Loin de moi l'idée de m'en plaindre. Mais bon, j'aurais préféré rester un peu plus longtemps au lit avec lui. Petit crochet par les toilettes pour aller pisser. Ca fonctionne bien. De ce côté là, tout est en ordre. Je regarde la bébête. Elle est plutôt mignonne. Bon, on n'est pas là pour s'attendrir, n'est-ce-pas ?
Je vais à la cuisine d'un pas traînant. Laurent a fait du café avant de partir. L'odeur me réveille un peu. J'ouvre la radio. RTL parle du premier match de l'Euro 2008. Apparemment, les Bleus ont merdé. Ca me gonfle, je passe sur Europe. On parle aussi de l'Euro 2008. Mêmes commentaires. Les Bleus ont été nuls, inefficaces, décevants, incompétents, ennuyeux, les qualificatifs défilent. Manifestement, les supporters et les journalistes n'ont pas apprécié les prestations de notre super équipe. Les pauvres chéris se sont plaints des conditions dans lesquelles ils ont joué. Figurez-vous qu'ils ont eu trop chaud. En plus, pendant le trajet qui les a conduits jusqu'à leur hôtel, ils ont été arrêtés aux feux rouges, et même aux feux verts. Ils étaient stressés. J'y crois pas. Des mecs comme ça qui touchent des millions d'euros, qui se prennent pour des vedettes, des stars, et qui ont du plomb dans leurs godasses, qui ne savent plus courir après leur ballon, qui ratent toutes les occasions de marquer des buts, qui donnent l'impression de s'en foutre, ces mecs-là ne méritent pas les salaires qu'ils touchent, et en plus, ils se foutent (foot) de la gueule de leur public. Les transferts se négocient à coups de centaines de millions d'euros, et ces mecs jouent les grosses feignasses sur le terrain. Qu'ils aillent bosser en usine. Ils sauront ce que c'est que d'avoir chaud, d'être fatigués et stressés. Mais qu'ils nous épargnent leur cirque de vedettes à deux balles.
J'ai regardé Roland Garros. Là au moins, le spectacle en valait la peine.
Et dire qu'on va nous faire chier pendant trois semaines avec le foot. Espérons que les Bleus se feront repasser vite fait bien fait, et qu'on ne parlera plus d'eux. A tchao, les nuls!

05/06/2008

05/06/08 - 13:29

Enfants et parents il y a 65 ans... ça a bien changé!

Les 4 et 5 décembre, les élèves sont invités à réfléchir sur la place qui est la leur dans la cellule familiale. Si, en 2008, l'enfant est associé largement à la vie de ses parents ainsi qu'aux décisions qu'ils prennent, on voit qu'il n'en allait pas du tout de même il y a 60 ans et plus. Un de mes collègues me disait il y a quelques jours que ses enfants âgés de 11 et 13 ans décident avec leurs parents du choix de leur lieu de vacances, ou bien de la voiture qu'ils vont acheter, ou bien encore de ce qu'on va manger dimanche. Pas de décision sans consulterles enfants. Ils sont au courant de la vie sexuelle des parents. Peut-être ont-il leur mot à dire sur la fréquence de leurs rapports; je ne sais pas. Je ne suis pas opposé à ce que l'avis des enfants soit demandé; ils ont le droit d'avoir une opinion, et les adultes ne perdent rien à écouter ce qu'ils ont à dire. Mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et mettre sur le dos des enfants une responsabilité qui n'est pas la leur.
En 1942, on résumait la situation en termes beaucoup plus tranchants:

4 décembre
" Parfois, les parents se font aider par des serviteurs. Ceux-ci font presque partie de la famille. Les enfants leur doivent politesse et respect. Jamais ils ne doivent les commander."

5 décembre
"Le travail des grandes personnes ne regarde pas les enfants. Ils peuvent demander une aide, un service, mais sans commander."

Ce n'était pas encore l'époque de l'enfant-roi, de l'enfant autoritaire qui donne son avis sur tout, qui tyrannise ses parents et leur pourrit la vie pour des futilités. Ce n'était pas l'époque de ces enfants qui insultent les enseignants et parfois les brutalisent. Ce n'était pas non plus l'époque des papas et des mamans ados qui cherchent à faire plus jeunes que leurs enfants, physiquement et mentalement, ce qui est encore pire.

04/06/2008

04/06/08 - 13:40

La morale et les bêtes dans le cahier de Gabriel

En parcourant les blogs de nos amis gaiens, j'en ai trouvé deux qui évoquent la mort d'Olga, la chienne de Michel Drucker. Je me suis demandé tout d'abord si ça n'était pas un canular. Mais j'ose espérer qu'on n'aurait pas le mauvais goût de plaisanter là-dessus.

Dans le cahier de mon pépé, j'ai piqué ce résumé du jour:

"Les animaux ne sont pas des jouets livrés à notre bon plaisir. Nous devons les aimer, les respecter et les soigner quand ils sont vieux ou malades."

Finalement, c'est un peu comme pour nos parents. Aimons-les, respectons-les, et soignons-les quand ils deviennent vieux et infirmes. Dans notre société de la recherche du plaisir, on n'attache pas encore les vieux à un arbre avant de partir en vacances. Non, pour s'en débarrasser, il y a des maisons de retraite. Les animaux, eux aussi, sont évacués quand ils deviennent trop encombrants. Pourtant, n'étaient-il pas mimis quand ils étaient tout petits, et qu'un gamin ou une gamine a eu un jour le coup de foudre en passant devant la vitrine d'une animalerie. "J'en veux un comme ça". Les parents qui sont toujours prêts à se rouler aux pieds de leurs enfants ont, bien sûr, dit oui tout de suite. Ils ne savaient pas, ces idiots, qu'un animal, ça pisse, ça chie, surtout en appart, ça coûte cher en frais de véto, faut le sortir régulièrement, faut le nourrir, ça devient pénible à la saison des amours, et surtout, ça doit s'éduquer comme un enfant (ce que les parents ne savent pas faire). Alors toute la famille en a vite marre du toutou ou du matou. Et puis il y a les vacances... Comment va t-on faire ? On a réussi à fourguer la vieille dans une maison de retraite, le problème est réglé. Reste la bestiole. Il y a bien des pensions pour aimaux, mais ça coûte cher, et le budget vacances n'a pas intégré cette dépense supplémentaire. Pas d'amis à qui le laisser pendant trois semaines. Le conseil de famille se réunit, délibère et rend son verdict. D'un commun accord, on décide que ce soir, on arrête d'aimer le chat ou le chien. On va lui offrir des vacances qu'il n'a pas choisies. Demain, il ira s'aérer en forêt. C'est bon pour la santé, une promenade en forêt.
SALAAAAAAAUUUUUUUUUDS! Je vous crache à la gueule.

Dors bien, Olga; tu étais si jolie! Ton maître doit avoir beaucoup de peine.

01/06/2008

01/06/08 - 21:15

A côté de Wyatt Earp, Pépé Gabriel, c'est de la guimauve.

Je suis en train de regarder Wyatt Earp sur Direct 8. Le film retrace la vie des Américains à l'époque de la conquête de l'Ouest et de la pose du Coast to Coast Railway. La dureté des hommes, leur violence, la loi des armes à feu, tout est évoqué avec réalisme. Le père de Wyatt Earp est homme de loi. Il ne croit qu'en la Loi, et la Loi
dans toute sa rigueur inflexible. Pas question de transiger avec les principes. Il dit à son fils: "Si tu dois tirer, tire le premier, et que ce soit pour tuer!" Il a aussi des idées très carrées sur la famille à côté desquelles les petits résumés de morale de pépé Gabriel font figure de préceptes pour petites filles modèles. Voici ce que Daddy Earp dit à Wyatt: "Il n'y a rien de plus important qu'une famille bien soudée. RIEN NE COMPTE AUTANT QUE LES LIENS DU SANG. SANS CELA, IL N'Y A QUE DES ETRANGERS." Il n'en reste pas moins que le droit du sol se défendait à coups de Winchester et de colt, puisque chaque homme, pour protéger le terrain sur lequel il venait de s'installer avait le droit d'abattre celui qui convoitait son bien. D'ailleurs, pour délimiter sa propriété, il parcourait l'espace en tous sens en tirant des coups de feu jusqu'à l'épuisement de ses munitions. C'est ainsi que chaque américain déterminait les limites de ses terres. C'est également l'origine du droit pour chaque citoyen de posséder une arme.

01/06/08 - 19:31

PUBS A LA CON... supprimez-les

En rentrant à la maison avec Laurent, nous écoutons la radio en voiture. Une pub nous fait bondir tous les deux. Elle est faite pour une marque de bagnoles dont le nom commence par F et finit par D, avec entre les deux OR. On entend un mec qui demande à sa nana: "Dis, c'est quoi ce truc qu'on faisait avant, tous les matins ?" La nana ne comprend pas tout de suite; elle dit "le jogging ?" . Bien sûr, ce n'est pas de ça qu'il s'agit, et le mec précise "Mais si, tu sais bien, je le faisais avec Françoise, Martine", et d'autres dont j'ai oublié le nom. La nana, soudain inspirée dit: "Ah oui! le travail ?" "Ah oui, c'es ça, le travail", dit sur un ton rigolard. C'est bien pour les mecs qui sont au chômage, et qui voudraient peut être taffer un peu. Et la pub continue pour nous vanter les charmes de cette bagnole avec laquelle "vous serez en vacances pendant douze mois". C'est nul, nul de chez nul. On nous bassine avec le carburant qui va devenir un produit de luxe, et on fait de la pub pour des bagnoles qu'on n'aura même plus besoin d'acheter puisqu'on n'aura pas de coco à mettre dedans. Faut le faire, non ? En plus, ça incite vachement les gens à chercher du boulot!
Autres pubs qui me mettent hors de moi. Celle, conviviale, pour le "jaune" et pour le pinard qui contient des protéines et des oméga3, et d'autres conneries du même genre. "Donnez des couleurs à votre table", dit la pub. Il paraît que l'alcool cause trop d'accidents sur la route (et c'est vrai), et on nous vante les mérites du pastis, du vin et de la bière. Ca fait des morts, mais ça fait surtout rentrer des tonnes de dollars. Hypocrisie quand tu nous tient!... Allez, à lavôtre, les mecs! Pochetronnez-vous et conduisez votre 4x4 de merde, puisque c'est ce que veut l'Etat! Et si vous n'avez pas de fric pour acheter du carburant, démerdez-vous! L'essentiel, c'est de ne plus bosser, de picoler et de polluer. Bel idéal de vie.