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J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

30/04/2008

30/04/08 - 19:56

DANS UN VIEUX CAHIER DE MON PEPE (2ème jour et suivants)

Demain, je pars en WE avec mon minou. Je vous livre donc quelques extraits du cahier de morale de pépé pour les prochains jours:

2 octobre:
"Travaille avec application. Ecoute tes parents et tes maîtres."

3 octobre:
"Honore et respecte le travail de tes parents. C'est leur labeur qui t'apporte le nécessaire pour chaque jour."

5 octobre:
"Tous ceux qui travaillent contribuent au bien de leurs semblables et de leur pays.
Ecolier, prends exemple sur le bon travailleur, et mets tout ton coeur à faire bien ton ouvrage."

C'est pas bien envoyé, ça ? Waaaah, comment qu'i causaient les aut's bouffons... j'ai rien compris. c'est complètement ouf!

30/04/08 - 13:43

DANS UN VIEUX CAHIER DE MON PEPE

En fouillant dans le grenier de mes parents, j'avais retrouvé dans une malle tout un tas de livres scolaires et de cahiers des années 40. Ils avaient appartenu à mon pépé, celui qui m'appelait "gamin", et qui est mort bien trop tôt. Pauvre pépé. Tu m'aimais beaucoup, et tu étais mon confident. Je passais des heures avec toi à te raconter mes petits secrets d'enfant, d'ado, puis de jeune homme. On allait à la pêche ensemble. Tu m'as appris à connaître les champignons, et à reconnaître le chant des oiseaux. Les années ont passé. Je suis parti deux ans à Nancy pour mes études, puis je suis revenu à Bordeaux. La maladie t'avait déjà rejoint, hélas, et cette saloperie de crabe ne devait plus jamais te lâcher. Tu as tenu autant que tu as pu. J'allais te voir à l'hôpital, puis chez toi. Tu ne te plaignais pas. Tu me regardais en souriant d'un sourire un peu triste. "Reste là, gamin, ne t'en va pas encore". Je restais à côté detoi, et je te regardais . Tu avais l'air de sommeiller, mais non. Tu avais les yeux fermés, et tes doigts parcouraient ton chapelet. "Une petite dizaine", comme tu disais... Puis tu t'assoupissais un moment. Je n'osais pas bouger. "Vas-y, gamin; laisse-moi". Je comprenais que tu étais fatigué, et que tu allais plonger dans le sommeil qui te permettait d'oublier pendant quelques heures le mal enfoui au fond de toi, et qui, lui, ne dormait jamais.
Un matin, maman m'a appelé au téléphone. Ce matin là, aux petites heures, tu avais dormi plus longtemps que d'habitude, plus longtemps, trop longtemps, définitivement.
C'était fini. La bête avait gagné. Pauvre pépé, tu avais lutté toute la nuit, et, comme la chèvre de Monsieur Seguin, au matin tu t'étais étendu, et le loup s'était jeté sur toi et t'avait dévoré.
Personne ne saura jamais le chagrin qui a été le mien. J'aurais tout donné pour que tu guérisses. J'avais 24 ans, et j'avais l'impresson d'être le petit garçon de 10 ans qui te suivait comme un petit chien partout où tu allais, à la pêche, aux champignons, au marché avec la mémé. C'est dur de quitter le monde de l'enfance. C'est dur de passer à l'âge d'homme. On a toujours l'impression de se retrouver seul, tout seul, trop seul.
Tu m'avais donné des livres qui dataient de tes années d'écolier, et je les ai gardés précieusement. Un jour, je suis allé faire un tour dans le grenier, et j'ai vu la vieille cantine où tu gardais tes souvenirs. J'ai passé des heures à feuilleter une quantité de manuels et de cahiers où s'alignait ton écriture impeccable. 1942, 1943, 1944. J'ai déniché un petit trésor que j'ai emporté. Un cahier de morale et d'instruction civique.
Le soir, dans ma chambre, je l'ai lu. j'ai mesuré combien le monde dans lequel j'ai grandi était différent du tien. J'ai découvert, jour après jour, le petit résumé de morale qui marquait le début de chaque journée de classe, et j'ai compris pourquoi ta vie avait été guidée par des principes que je ne comprenais pas toujours très bien. L'école t'avait appris tout ce qui a fait ta vie, et tu n'avais rien oublié.
Alors voilà, je vais vous donner, jour après jour, une maxime, une phrase, un résumé de ces leçons de morale qui ont rythmé une année scolaire de la vie de mon pépé.
Vous y prendrez peut-être de l'intérêt, vous en serez probablement surpris. Peut-être allez-vous sourire, ou rigoler carrément, ou encore peut-être direz-vous que c'est naze, beauf ou con, et que c'est nul à chier. Mais ça ne vous laissera sûrement pas indifférents, à l'heure où on parle beaucoup de réformer le contenu des enseignements scolaires.

Premier extrait:
Tenez-vous bien, ça déchire...
2 Octobre 1942
"ORDRE - SOIN - DISCIPLINE. L'obéissance joyeuse fait trouver la discipline plus légère."

Ca démarrait bien. on savait dès le premier jour où on allait.

10/04/2008

10/04/08 - 18:25

De la bonne diplomatie

"Tout ce qui est à NOUS est à nous; tout ce qui est à VOUS est négociable." (Vladimir Poutine). On dirait du Bismarck dans le texte!

07/04/2008

07/04/08 - 19:39

TOUT CA POUR CA, ET LA CHINE CONTINUE...

"Six cents millions de Chinois, et moi, et moi, et moi", devant mon poste de télé, je regarde le bordel auquel les Parisiens ont eu droit aujourd'hui. Il y a des jours où il ne fait pas bon être parisien. Ce matin les matraques volaient bas sur le passage d'une flamme qui n'en finissait pas de s'éteindre, une flamme qui s'est même payé le luxe de prendre le bus, c'était du jamais vu. Catherine Laborde qui ne comprenait pas ce qui se passait disait n'importe quoi, "notre envoyé spécial sur place" bredouillait, parlait d' "impétrant" au lieu de "manifestant". Bref, c'était le bordel, mon Général. Ca galopait dans tous les sens, on ne sait pas si c'étaient les flics qui coursaient les manifestants ou bien l'inverse. A un moment donné, on ne voyait plus rien, car la flamme passait sous un tunnel, et la mère Laborde, prise d'une inspiration soudaine nous a expliqué que c'était normal qu'on ne voie rien puisque dans un tunnel il fait noir (non, je n'invente pas!). Ca, c'est du direct. On a même eu droit à une panne de sono (je dis bien de SONO, pas de SODO!). On a tout eu, ou presque. On annonçait que la flamme était tenue par tel porteur, manque de pot, c'était un autre. Un responsable chinois, se permet, suprême culot en forme de gifle, d'éteindre la flamme qu'un athlète tenait. David Douillet est pétrifié, que dis-je? mortifié. Elle devait faire une halte à la maison de France Télévisions, elle l'a royalement zappée. Mammy Laborde ne savait plus où poser sa bigamie oculaire. C'était grotesque. J'aimerais savoir combien de millions de dollars cette petite plaisanterie tyrannicolympique va coûter au contribuable qui va encore se retrouver en chemise.
On peut hurler contre les dirigeants chinois qui piétinent allègrement les droits de l'homme, et qui s'en soucient autant que de leur premier rouleau de papier Q. On feint de s'étrangler d'indignation, alors qu'on s'apprête à commémorer le 40ème anniversaire des événements de Mai 68 dont le sinistre Mao était le héros. A l'époque, De Gaulle était le méchant despote et le grand timonier l'ange porteur de lumière pour un monde nouveau. En 2008, ses enfants politiques sont aux commandes. Ils ont bonne mine les gueulards d'aujourd'hui... N'aurait-il pas été plus simple, et surtout plus courageux, et pour tout dire, plus digne, de ne pas accorder à la Chine la tenue des J.O. ? On peut bien sûr considérer, sans doute avec juste raison, que l'organisation de Jeux aura permis de révéler au grand jour la vraie nature du régime politique de ce pays. Il y a aussi, et sans doute surtout, les réalités économiques. Les milliards de dollars pèsent bien plus lourd que des vies, hélas! Et puis, après toutes ces
belles considérations, quoi ? La tenue des Jeux à Berlin en 1936 n'a pas empêché Hitler de mettre l'Europe à feu et à sang quatre ans plus tard, donnant ainsi raison à Churchill après Munich: "Vous vouliez sauver l'honneur et éviter la guerre; vous avez maintenant le déshonneur et vous aurez la guerre". Voilà ce qui arrive quand on plie le genou devant les tyrans, fût-ce avec les meilleures intentions (?) du monde. "Will they ever learn ?"...
"Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France". Il y avait ce matin grand bruit dans le petit cimetière de Colombey. C'était De Gaulle qui, pour la deuxième fois en quelques jours, se retournait dans sa tombe...
Pour en finir, je dirai que ce matin, la France s'est payé, à grands frais, le luxe d'être ridiculisée.

06/04/2008

06/04/08 - 13:34

SIMPLE EQUATION

Je vous propose une équation très simple: Connerie + haine + alcool = profanations.
148 tombes du carré musulman du cimetière N.D. de Lorette ont été profanées. 148 tombes, ce n'est pas rien, il a donc fallu qu'un petit commando bien organisé ou plus simplement des mecs avinés complètement cons et complètement défoncés fassent leur sale boulot. Avinés et défoncés ? Peut -être pas. Cons, assurément. J'aurais très envie de couper les couilles de ces abrutis. Comment peut-on s'en prendre à des morts, qui plus est à des morts pour notre pays ? On ne respecte plus rien, ni les vivants, ni les morts . On va encore nous dire qu'ils avaient voulu s'amuser. Non, ils sont coupables et responsables de leurs actes. Comme sont coupables aussi ceux qui appellent à la haine contre les catholiques et contre le Pape en publiant sur ce site des photos de Benoît XVI, et avant lui de Jean Paul II avec des commentaires hostiles. On a aussi connu les profanations de petites chapelles ou d'églises il n'y a pas longtemps. Quand on excite la haine anti religieuse, il ne faut pas être supris que des cons un peu faibles d'esprit passent jouyeusement aux actes. Ca s'appelle le satanisme, je crois.

05/04/2008

05/04/08 - 13:25

JEUNES VIEUX

Le post de Doucheadeux sur les jeunes vieux m'a fait penser à ces photos que nous avons tous chez nous, où nous voyons nos grands-parents à l'âge de 15 ans et qui en paraissaient déjà 40. Costumes sombres, étriqués, chemise blanche (enfin presque) avec un col à n'en plus finir, cravate obligatoire, godasses à faire hurler même le plus négligent d'entre nous, cheveux plaqués sur le crâne à grand renfort de gomina (l'ancêtre de notre gel). Et surtout, c'est ce qui me frappe le plus, cette absence de sourire, cet air triste, presque accablé. J'ai regardé des photos de classe de mon père qui n'a que 57 ans, et pourtant, à 15 ans, il avait pratiquement la même tête qu'aujourd'hui. Finalement, quand on était jeune il y a cinquante ou soixante ans, on ne vieillissait plus. On gardait la même tête d'un bout à l'autre de sa vie, avec quelques rides en plus. J'ai retrouvé il y a peu des photos de Gambetta à l'époque où le gouvernement venait s'installer à Bordeaux pour fuir l'inavasion prussienne. J'avais longtemps pensé qu'il devait avoir la soixantaine bien sonnée. Non, il n'avait que 40 ans. Même chose pour Jules Ferry que nous voyons toujours déplumé, avec ses favoris et sa redingote noire. On lui aurait volontiers donné 70 ans, or il en avait trente de moins.
Quand je suis assis à la terrasse d'un café de Bordeaux, je regarde les petits étudiants de vingt ans; ils sont grands, minces, musclés, ils ont de beaux sourires, des cheveux dans tous les sens mais qui leur vont si bien, des yeux à faire craquer les slips les plus résistants. Bref, ils sont jeunes, et ils ont l'air jeune. Vive le Prince Harry rouquin, il est quand même plus sexy que Victoria!

04/04/2008

04/04/08 - 18:46

A MEDITER PENDANT VOTRE WEEK END

"A quoi bon prendre la vie au sérieux puisque, de toute façon, nous n'en sortirons pas vivants ?" (Alphonse Allais)

03/04/2008

03/04/08 - 14:06

DEVOIR DE MEMOIRE

Entendu de la bouche de Nicolas Canteloup: "A la rentrée prochaine, Nicolas Sarkozy va proposer aux élèvesde CM2 de toutes les écoles de France un nouvel exercice du devoir de mémoire. Chaque enfant devra parrainer le souvenir d' un maire UMP qui s'est pris une branlée aux Municipales". Bien trouvé, non ? Il y a des moments où je m'intéresse à la politique...

03/04/08 - 13:50

Etes-vous miso ?

"Celui qui cherche une femme belle, intelligente et bonne n'en cherche pas une mais trois." Bien sûr, c'est signé d'un expert en beau sexe, Oscar Wilde.

03/04/08 - 12:06

Où sont les profs ?

En ce moment, ça manife dur dans les lycées et dans les rues. Sur France 2, il y a un jeu qui s'appelle "Tout le monde veut prendre sa place" dont le champion est un prof de français-histoire. Il est en course depuis 39 jours, je crois, et il a annoncé qu'il veut aller encore plus loin. Pourquoi n'est-il pas dans sa classe puisque lesélèves manquent tellement de profs ? Est-il payé pendant qu'il s'amuse ?Il y a des choses qui dépassent ma petite intelligence.

03/04/08 - 10:42

QUESTION D'AIR (ET DE PAROLES)

Ce matin de bonne heure en allant sur les blogs, qu'ouis-je, qu'entends-je, qu'esgourdé-je ? Mais oui, je l'ai bien reconnue. Que le Bon Dieu me savonne, me triture, me gratouille et me patafiole, c'était bien l'Internationale, dans une version nasillarde à souhait qui doit dater, si mes sens affolés ne m'abusent, des années 1900 ou 1910. D'ordinaire, quand on veut entendre cet hymne, vestige archéologique et sentimental d'un vieux passé marxiste-lénino-trotskiste, on va se faire chier dans un congrès (oui, je sais, le mot est fort!) du petit facteur de Neuilly ou de la vieille lionne édentée dont le Crédit s'amenuise avec le temps. Là, on trouve encore quinze gus et gussesses qui connaissent, ou tout au moins qui font la-la-la en levant le poing. Point. Donc, au réveil, on m'inflige cette bluette vengeresse qui, de bon matin m'invite au grand soir.
Je vais essayer un truc. Il ya quelques années, en farfouillant dans les boîtes d'un bouqiniste bordelais, j'a trouvé un disque qui s'appelle "Français, vous chantiez cela". Et parmi les rengaines de l'époque figure un enregistrement de "Maréchal, nous voilà", que chantait un certain André Dassary qui, je crois, d'après mes recherches était Basque. C'est pas plus tarte que l'Internationale, et ça vous réveille aussi bien quand on traîne à poil à 7 heures entre la salle de bain et la cuisine. C'est martial et guilleret en diable, et ça vous stimule vos instincts animaux... enfin, n'exagérons pas tout de même. Et puis quand vous en aurez marre de "Maréchal nous voili-nous voilà", j'ai un très bel enregistrement de "Cara al Sol" pour ceux qui pratiquent la langue espagnole. Si l'un d'entre vous à un enregistrement du Horst Wessel Lied (Die Fahne Hoch, et coeteri et coetera), il peut aussi en faire une 'tite musique d'intro. Allez, bonne journée à tous, les caméléons de l'idéologie.