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J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

30/01/2008

30/01/08 - 19:01

Que veut dire être Français ?

Notre tout récent champion Jo-Wilfried Tsonga a fait vibrer le monde de ce qu'on appelle "le tennis hexagonal" (est-ce la forme des raquettes ou bien des balles ?). Les médias ont chanté ses louanges, les journaux ont proclamé sa gloire. Bref, JWT est la nouvelle idole de l'année qui vient de commencer. Rien à dire. C'est un champion. On est d'accord. Mais qu'ouis-je ? Notre champion hexagonal, tricolore de surcroît, irait s'installer chez les petits Suisses ? Quoi ? il resterait pas en France ? Attends... J'y crois pô. On est Hexagonal pour pousser la baballe et on va planquer ses dollars chez les Helvètes ? Ca c'est po bien. Moi, je gagne simplement 1390€ (brut) par mois. Le 10 du mois, il me reste pratiquement nada, et j'ai pô les moyens d'aller planquer mon fric en Suisse. Je paie mes impôts plein pot, je paie toutes les taxes qui me tombent sur la gueule comme la grêle en mars, j'ai à peine de quoi payer les réparations de ma bagnole, c'est mon mec qui a payé les frais exorbitants de vétérinaire pour ma petite Valentine, bref, financièrement je rame, et ça me fait un peu chier devoir que nos gloires nationales s'en tirent en allant mettre leurs dollars à l'abri. Ca me fait vraiment chier. Promis, RAS, bientôt (et surement plus tôt qu'on croit), je vote Olivier.

19/01/2008

19/01/08 - 08:37

Les joies du Pécé

Après la tristesse du coeur et la gravité des propos pour l'exprimer, retour à la banalité du quotidien, parce que la vie est comme ça. On retrouve les mille petites choses qui nous emmerdent, surtout quand on n'a pas la solution à portée de main. Alors, idée de génie, je me suis dit qu'il y aura bien quelques amis gaïens qui pourront me souffler le truc que je recherche. Depuis deux jours je n'arrive pasà ouvrir ma messagerie Free. Je clique sur Webmail dans la barre d'outils, je vais dans la case identifiant, et là il ne se passe rien. L'index reste fixe, et je n'arrive pas à m'enregistrer. Si je fais plusieurs essais, la page devient blanche. Naturellement, j'ai essayé la hotline de free. Les cas d'incidents qu'elle me propose de résoudre ne correspondent bien sûr pas au problème que je rencontre, et depuis deux jours, j'en suis là. Je ne peux lire aucun de mes messages. C'est la galère. Quelqu'un a une idée pour dépanner le petit Faudelio ? Merci à vous, et bisous partout. (Et en plus, ça rime!)

18/01/2008

18/01/08 - 16:06

Adieu...

Stéphane et Guillaume ont choisi de quitter cette vie. Il doit en falloir de la force pour se dire qu'on va franchir le pas, qu'on va quitter cette vie à laquelle, pourtant, on tient tant. Car un tel geste n'est pas quelque chose qu'on improvise. Cela doit se penser, se préparer, s'envisager lucidement, froidement, j'allais dire... raisonnablement. A plus forte raison quand on est deux. Oh certes, pour soi-même, les choses sont simples. On s'en va comme on part de chez soi. On jette un dernier coup d'oeil autour de soi. Tout est en ordre. Pas un bruit. Tout dort. On éteint les lumières. On ferme la porte. On s'en va. Voilà. C'est fini. Mais est-ce si simple ? Qui sait ? Qui peut dire ?
Qui peut dire à quoi l'on pense à l'ultime moment, à l'instant où l'on va trancher ce dernier fil qui vous retient à la vie, si fragile, si léger ? Y a t-il un instant d'hésitation ? Une dernière tentation de ne pas en finir ? Je me demande toujours à quoi l'on peut bien songer au moment de se lancer dans le vide, et cette pensée me hante, et elle me hantera toujours.
Stéphane et Guillaune ont franchi le miroir, et maintenant ils savent. Que savent-ils ? C'est le grand mystère. De là où ils nous voient maintenant, puissent-ils nous aider, nous qui restons avec nos interrogations et nos souffrances. Puissent-ils nous aider à porter, jour après jour, du mieux possible, nos "misérables petits tas de secrets", si dérisoires et pourtant si lourds. Adieu Stéphane, adieu Guillaume. Que l'éternité vous soit douce, plus douce que ne le fut la vie. Adieu.

17/01/2008

17/01/08 - 11:17

Mangez Franken

Vous allez bientôt voir un nouveau mot appraître. Après Fastfood, voici "frankenfood" qui désigne la bidoche d'animaux clonés qu'on va nous servir bientôt. Je suppose que la fameuse "Commission de Bruxelles" ne va pas tarder à nous l'imposer, rien que pour faire plaisir à nos amis américains. Les Américains ne sont pas tous favorables à cette viande provenant d'animaux génétiquement trafiqués, qu'elle assimile à la créature Frankenstein. D'où le mot "Frankenfood". C'est plutôt bien touvé, non ?
Cela dit, moi qui adore popoter, je suis à fond contre cette idée. On échappe, mais pour combien de temps, aux céréales génétiquement modifiées (merci à José Bové quand même!), et voilà qu'arrive la barbaque clonée. C'est beau le progrès, non ?

14/01/2008

14/01/08 - 18:04

Where's our Eric 70 ?

Il a disparu ? Il n'est plus dans l'annuaire. Aurait-il quitté GA ? Rassurez-moi. Dites-moiqu'il n'est pas parti...

11/01/2008

11/01/08 - 19:58

Pauvre France!...

Ce soir après le boulot, je raccompagne Johann, mon mignon petit stagiaire, jusque chez lui. On se gare Cours Pasteur. Avant d'arriver chez lui, on croise deux jeunes qui font la manche. On discute un peu avec eux. Ils sont sympa, et ils sont contents qu'on leur consacre quelques minutes. Ils nous racontent leur galère. Je sors mon paquet de cigarettes, je leur explique que je fume pas, mais j'en ai sur moi pour eux. Derrière nous, une rombière sapée comme une qui s'habille pas en soldes se mêle de la conversation.
"Jeune homme" (c'est à moi qu'elle s'adresse. Je sais que je fais pas mes 27 ans, mais bon, j'ai horreur qu'on m'appelle "jeune homme"), vous encouragez des "gens comme ça" à ne rien faire."
Moi: "Mais madame, de quoi vous mêlez-vous ? Je parle avec eux, c'est mon droit."
Les jeunes: "Laisse tomber, mec, c'est une vieille conne."
La vieille conne: " Vous voyez, en plus ils sont mal élevés".
Eux: "Allez, mémé, tu dérapes, sinon on te vire".
Moi: "Calmez-vous les mecs". A la vieille conne: "Vous n'avez pas regardé l'émission hier soir sur les jeunes SDF ?"
La vieille conne: "Non, jeune homme; on en est saturé de ce genre d'émission. Ils n'ont qu'à travailler. Moi, à leur âge, je travaillais, jeune homme."
A partir de là, la conversation devient totalement surréaliste. Les deux jeunes gueulent, la vieille taupe glapit: "c'est des feignants, des parasites; on paie des impôts pour eux. En plus ils vous insultent." Au milieu du brouhaha, j'essaie de lui faire comprendre qu'on lui a rien demandé, et qu'elle s'est mêlée à une conversation qui ne la regardait pas. Les deux jeunes se marrent: "Wah, la vioque, t'as vu ta gueule? Tu bossais sur un trottoir ?"
Ca devient chaud. Des passants s'arrêtent. Johann commence à baliser. Il me tire par la manche "Viens, viens, ça dégénère". Moi, je m'amuse. Je prends les gens à témoins: "Vous leur demandez pas comment ils ont passé Noël ? Allez y, demandez leur. Ils vous diront qu'ils ont couché sous un pont autoroutier en plein froid".
Et ça a duré comme ça vingt bonnes minutes.
Vous savez quoi ? Je me suis aperçu qu'on peut retourner une situation quand on dit pas de conneries. La vieille taupe qui espérait qu'elle allait attirer la sympathie des passants est partie la queue entre les jambes, et les deux petits jeunes se sont fait en dix minutes plus de fric qu'en une journée. Johann voulait vraiment partir. Moi pas, mais bon, il fallait bien arrêter le cinéma. J'ai dit au revoir aux gens, et "Merci pour eux". J'ai dit au revoir aux deux garçons, en espérant les revoir un deces jours.
Finalement, je me suis dit que j'avais pas perdu ma journée.

11/01/08 - 14:13

Ca y est, chui en rogne!

Vous allez voir qu'avec leurs histoires de cul, ces deux-là (devinez de qui je parle), ils vont nous faire regretter Chirac et sa Bernie d'enfer. Un comble...
Ca me fait chieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer!!!
Au secours! De Gaulle, reviens, ils sont devenus fous! Ils vont finir à l'asile, et nous avec eux. Je veux paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas! Maman, je t'aime!

11/01/08 - 13:58

Cécilia, tu nous gonfles...

Madame écrit... Madame se répand en imprécations sur son ex... Madame vomit... Elle fait sa crise... Elle nous la joue "Je supportais plus, chui partie, et voila. Chui une femme libre". Tiens, ça ma rappelle quelqu'un; pas toi ?
Au fait, elle va pas nous faire croire qu'il lui a fallu dix-huit ans pour découvrir qui est Tricky Nicky ? Ou alors elle est encore plus conne que je pensais. Tout ça, ça sent le pas frais, ça sent les chaussettes sales et les fonds de petite culotte. Manque plus que le whisky, et ça pourrait être un mauvais remake des Feux de l'Amour. Enfin, bordel de merde, elle a bien profité du système. Maintenant, elle vient larmoyer dans nos bras en nous jouant la grande fille toute simple qui a pas été comprise. A d'autres! "Je veux pouvoir aller faire mes courses dans un supermarché avec mon fils". Tiens, je l'ai pas vue à Leader Price. On doit pas bouffer les mêmes trucs. Et le fiston, il va pas au collège pourri du coin.
Tout ça, c'est des règlements de comptes après coucherie. On se balance les serviettes sales et le poisson pas frais à la gueule, et ça sent les parfums de luxe et le cul. Pas très ragoûtant. Ca va durer cinq ans, ce cirque nauséabond ?

11/01/08 - 13:13

Société à la dérive, pays perdu!

J'ai regardé hier soir "Envoyé Spécial" où il était question des jeunes qui sont à la rue. J'avais déjà pas le moral pour des raisons personnelles. Cette émission m'a achevé.
Comment un pays peut-il voir ses jeunes crever dans la rue et tolérer autant de misère? Comment des parents peuvent-ils laisser leurs enfants s'abîmer ainsi et ne pas même penser à eux ? Misère sociale, surmisère, détresse, c'est l'effet boule de neige. Chaque jour je rencontre des ces jeunes dans les rues de Bordeaux. "T'as pas une clope ?" Bad luck, je suis non fumeur. Alors je donne ce que j'ai, un sandwich, deux ou trois euros. J'ai pris l'habitude d'acheter des cigarettes, et j'en donne quand on m'en demande. Au moment des fêtes, j'ai été écoeuré par les vieilles putes en vison qui sortaient des épiceries fines avec leur sac plein de foie gras, de boudins blancs truffés et de chocolats fins, et qui changeaient de trottoir pour ne pas rencontrer ces pauvres gosses qui se pelaient de froid at qui n'avaient rien à manger. Oh, comme j'aurais voul qu'elles s'étranglent avec leur bouffe de luxe de merde. Et dire que le soir même, elles allaient à la Messe de minuit à la cathédrale, la conscience sans doute bien en paix. Vieilles bourriques. Votre âme est aussi putréfiée que vos boudins! Si le Christ revenait, il vous foutrait son pied au cul, et il vous expédierait en enfer.

07/01/2008

07/01/08 - 17:51

IBRAHIM

Mon petit stagaire Johann est amoureux fou d'un jeune garçon marocain, Ibrahim, 18 ans, qui est beau commeun dieu, et qui a des fesses à faire damner un saint. Laurent et moi les avons invités tous les deux dimanche pour partager notre déjeuner et la galette des Rois. Au début, Ibrahim nous a paru très réservé, un peu distant, mais cette réserve n'est en fait qu'une classe naturelle, la distinction d'un garçon racé dont la beauté est en harmonie avec une espèce de noblesse innée. Le garçon mesure 1.87, musclé, mince comme un fil, moulé dans un pantalon de survête qui fait ressortir une paire de fesses affolantes, et qui met en valeur ce que Johann a le droit de découvrir quand il passe une main gourmande dans son boxer. Beau visage aux traits fins mais volontaires soulignés parune barbe rase d'un noir bleuté, et un regard qui vous pénètre comme une lame. Bref, un profil de jeune Prince des Mille et Une nuits. La conversation a démarré lentement, car Ibrahim n'est pas très loquace. Johann le gênait un peu par des bisous insistants et répétitifs, et j'ai craint un instant qu'il ne se sente pas à l'aise avec nous. Et puis il s'est détendu tout doucement, progressivement. Le repass'est bien passé. J'avais pris soin de ne rien cuisiner qui puisse le contrarier, car il est musulman pratiquant. Asperges avec une sauce mousseline, poulet aux girolles et aux cèpes, fromage, galette fournie par Johann. Ibrahim insista pour nous faire le café "comme au pays", c'est à dire très fort, mais très bon. Et puis il s'est mis à nous parler. A nous parler de sa vie, de son homosexualité, et du drame qu'elle représente pour lui. Il se connaît homo depuis l'âge de 14 ans, et c'est pour lui une véritable torture. La famille est pratiquante et l'homosexualité des garçons est un sujet qui n'est même pas envisageable. Impossible d'en parler. Il faut ruser, surtout avec les soeurs qui sont de vraies vipères et qui jouent à le mettre en difficulté. Il a connu quelques expériences avec des garçons européens ou africains, mais toujours à la sauvette, clandestinement, en se cachant dans les caves d'immeubles. Impossible de sortir avec un garçon ou de se faire un câlin à la piscine. Tout juste la possibilité de regarder ceux qui ont "le droit" de le faire.
Il nous a dit que si son père était au courant, il le renierait et le mettrait à la rue. En plus, il lui pourrirait sa vie pour qu'il n'ait aucune chance de pouvoir rentrer au pays. Il nous a parlé d'un de ses copains qui s'est suicidé à vingt ans parce que son père avait découvert son homosexualité et il avait mis toute la famille dans la confidence. Ca m'a bouleversé parce qu'Ibrahim avait des larmes plein les yeux, et on sentait vraiment qu'il est déchiré parcette situation. Sa maman est seule au courant, et elle garde le secret. J'ai proposé à Johann qu'ils se retrouvent chez moi quand ils en ont envie, au lieu de baiser à la va-vite dans des caves d'immeubles. Je vais essayer avec Laurent de trouver une solution qui leur permette à tous les deux de s'aimer gentiment et tranquillement dans la discrétion. Je les ai invités à nouveau dimanche prochain. On en reparlera.

07/01/08 - 12:23

Sic transit

Les trottoirs autour de chez moi sont jonchés de petits sapins desséchés. Voilà comment finit la fête... Sur un trottoir. le plus triste, c'est que certains portent encore les signes de la fête, bouts de guirlandes, boules brisées, même une étoile un peu désarticulée. Etait-ce donc cela Noël ? J'en ai parlé avec mon homme. Si on est encore ensemble à Noël 2008 (sait-on jamais ?), on se fera un Noël spirituel dans un monastère perdu dans un coin de montagne. Un vrai ressourcement, loin de la bouffe, du fric, de bruit, et... du cul. Eh oui. Je vous jure que je suis sain de corps et d'esprit. Vanitas vanitatum...
Bonne année à tous. Soyez vraiment heureux. Bonne année à toi, surtout, Judi. Je te serre dans mes bras qui voudraient tant te protéger.