J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

13/12/2007

13/12/07 - 13:17

Lit à une place ou à deux places?

Noël arrive, Noël est déjà là, Noël serait-il déjà passé, qu'on nous présente déjà les galettes de l'Epiphanie ? J'ai horreur des fêtes païennes de Noël, mais j'aime Noël, j'aime cette fête où on célèbre la venue de Dieu sur terre au milieu des hommes. Dans ma petite maison, le sapin se fait humble devant la crèche qui est au centre des décorations. C'est elle qui symbolise pour moi ce que nous devrions tous fêter, et non pas ce débordement de fric, de bouffe et de cadeaux. Judicael, je pense à toi, j'arrête pas de penser à toi, et je me dis que si j'étais moins lâche, je devrais mener ton combat. Si tu savais comme ça se bouscule dans ma tête. Parfois, j'ai honte de moi. Bon, ceci n'est qu'une intro. Voici mon propos.
Mon chéri n'arrête pas de me poser la question qui me fait mal. "Pourquoi on passe pas Noël ensemble ?" Bonne question, mais j'ai une bonne réponse. Noël, c'est ce moment privilégié que je réserve à mon papa et à ma maman que j'aime par dessus tout, et que je réserve aussi à mes grands-parents, mes deux mémés et mon pépé encore vivant, et au souvenir de mon pépé , celui qui est mort il va y avoir deux ans, celui qui m'appelait son gamin, et qui était si heureux de me voir quand j'allais lui rendre visite à l'hôpital où il a fini sa vie, un petit matin vers 5 heures, alors que moi, je dormais tranquillement. Pour moi, Noël, c'est un devoir d'amour pour les miens car je sais qu'après qu'ils auront quitté ce monde, je n'aurai plus rien, puisque je n'aurai jamais d'enfants. Je sais aussi une chose: quand j'estimerai que le moment est venu, je tirerai un trait sur cette vie. C'est clair dans ma tête de petit Méderic, ca sera en tout cas avant la cinquantaine. A quoi bon vivre après quand vous n'intéressez plus personne ? Donc je sais le temps qu'il me reste à vivre.
Revenons à Noël. Mon chéri me téléphone hier soir. "Tu fais quoi pour Noël ?" Je confirme que ce sera chez papa et maman. Il comprend, lui qui a mis de la distance entre ses parents et lui, et qui ne le vit pas bien. "J'aurais aimé qu'on soit ensemble. J'ai envie de vivre avec toi. On pourrait pas s'installer ensemble ?" Et là, Médéric, il a la trouille. Lui qui a peur de tout, de lui, des autres, de ce qu'il ne connaît pas, des situations nouvelles auxquelles il ne s'est pas préparé, il balise à mort. Je reste sec. Je ne sais pas quoi répondre. J'en ai parlé à un correspondant avec qui j'entretiens un échange suivi, et qui m'appelle son "petit frère". Je me sens pas prêt à vivre en couple.
Ca me fait un peu peur. Laurent a 32 ans, et il a eu sa période bi. Il a vécu avec une fille. Puis il a connu son petit jordanien, mais c'était rien de sérieux; juste du fun. Maintenant, j'arrive dans son jeu. Il m'aime, et je crois que c'est vrai. Mais moi, je me sens pas prêt. On se voit souvent, mais je suis attaché à mes petits espaces de liberté. J'ai une peur panique de la vie en couple, style hétéro, vachement bien réglée avec des rites, des horaires, des habitudes, bref, une routine qui tue le plaisir d'être ensemble et l'amour. On peut passer deux ou trois jours ensemble, et après, chacun reprend sa vie, et quand on se retrouve le plaisir est multiplié par dix, vingt, cinquante.
Je suis mort de trouille. Trouille de me tromper, trouille de regretter, trouille de lasser Laurent, trouille de le perdre. Trouille de tout gâcher, et de me retrouver seul, aussi con qu'au premier jour. Trouille surtout de lui faire du mal, et ça je ne veux pas. Jamais. Je l'aime ce mec, mais voilà, j'ai peur, et je suis pas prêt.
Aidez-moi.
Bisous à toi, Judicael. Ca va comment ?

commentaires

13/12/07 - 13:24

Il faut prendre des risques dans la vie..
il suffit de mettre les choses au point dès le début,
dire à l'autre que l'on a besoin d'espace de libertés,
vivre si possible dans un grand appartement,
avoir SES placards pour les fringues,les papiers
avoir des amis sans l'autre,des sorties sans l'autre
et puis,si ça se termine mal,tu n'aura pas de regret,
puisque tu aura essayé
Personne ne peut t'aider,tu la sait bien
a toi seul appartiens la décision

Bonne chance

13/12/07 - 13:28

Comme c'est compréhensible cette peur de l'inconnu et du définitif. Je me suis toujours demandé pourquoi les gays essayaient de copier le mode de vie des couples hétéros... Il faut simplement vivre au mieux de chacun et des deux avec les efforts qui s'imposent de part et d'autre.

13/12/07 - 20:27

Je te souhaite beaucoup de bonheur pour ce Noël et merci pour tes pensées que je veux positives même si ce n'est pas le pied tous les jours en ce moment.

13/12/07 - 20:27

Et gros bisous!

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