J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

03/12/2007

03/12/07 - 00:16

Temps de l'Avent

Aujourd'hui, premier dimanche de l'Avent, et non pas Avant, comme je l'ai vu écrit.
Avent, du latin advenio; "adventus": qui va venir, qui vient.C'est le temps qui prépare à la venue, à l'incarnation de Celui qui nous est promis et dont on attend le retour glorieux, "qui venturus est cum gloria". Il y a quatre dimanches de l'Avent pendant lesquels nous sommes en attente de Celui qui va venir. A chaque dimanche, on allume une bougie. Dans l'Est de la France, on confectionne une couronne de l'Avent qui comporte quatre bougies.
"Excita, quaesumus, Domine, potentiam tuam et veni".
On invite les enfants à ouvrir chaque jour une case du calendrier de l'Avent, la dernière étant celle du jour de Noël (et non pas Nowell, comme on l'écrit ici ou là pour faire trendy).
Si l'on est chrétien, chaque petite case représente un sujet religieux. Les calendriers profanes représentent un Père Noël et ses rennes, des petites maisons, des paysages de neige. Le Père Noël, invention américaine, est l' avatar païen de Santa Claus, Saint Nicolas, que l'on fête le 6 décembre dans l'Est et dans le Nord de la France. Le Père Noël est né aux Etats-Unis, et s'il est habillé de rouge et de blanc, c'est parce qu'il était sponsorisé par la firme Coca-Cola, déjà!
Aujourd'hui, Laurent et moi avons passé l'après-midi à courir les magasins de la rue Sainte-Catherine à la recherche d'idées de cadeaux. Mon chéri voulait aussi acheter des décorations lumineuses pour illuminer mon petit bout de jardin. Il faisait un temps de chien, et il y avait beaucoup de monde sur les trottoirs et dans les magasins. J'ai horreur de cette période de l'année qui ramène toujours cette fièvre affolante de consommation. Noël est devenu la fête de la grande bouffe et des marchands en tous genres. Nous sommes entrés dans un grand magasin spécialisé dans l'équipement vidéo et informatique. Il y avait une nuée d'ados qui braillaient autour d'une vitrine où étaient exposés quelques exemplaires du tout nouvel I-Phone. Ils avaient tous leur téléphone cellulaire à la main, et ils avaient des mines dégoûtées, comme si ce petit appareil était un vieux truc d'un autre âge. "Wai, c'est nul, i permet même pô de faire ceci ou cela; chui écoeuré, chpeux même pô écouter ceci ou cela; wai, c'est comme moi, chpeux même pô me connecter à ceci ou cela". Bref, j'avais l'impression que mon petit Nokia n'est plus bon qu'à jeter dans la première poubelle venue. C'est ça, la société de consommation. On jette en pâture à toute une génération des biens dont elle n'a même pas besoin, mais qu'elle est prête à acheter pour le simple plaisir de dire "Je l'ai, moi aussi". Et ce gadget dont on ignorait l'existence possible ily a encore un mois devient tout à coup indispensable. "Wai, chui mort, fô qu'j'achète la Wi". "Fô qu'j'achete l'I-Phone, mais ça va m'coûter un max de tune". Et dans six mois, l'I-Phone sera déjà dépassé. On préparera la seconde génération. Les gamins n'ont plus d'attente, c'est un de leurs drames. Tout va tellement vite que ce qu'ils ont désiré est out avant qu'ils aient eu le temps de lire le guide de l'utilisateur. On tue chez eux le désir en créant des besoins artificiels, et on fabrique des hordes d'insatisfaits, d'impatients angoissés, toujours en quête de nouveauté et toujours blasés. Plus rien ne les émerveille, plus rien ne les surprend. Pour eux, les technologies les plus avancées semblent avoir existé de toute éternité.
Après avoir piétiné pendant quelques heures, après s'être fait bousculer, pousser, après s'être bien fait écraser les pieds, nous sommes allés prendre un verre dans un café sympa fréquenté par des étudiants. Nous nous sommes assis dans un coin tranquille où je me suis reposé contre mon chéri. On était blottis l'un contre l'autre et nous avons échangé un gros kissou sur les lèvres. Ni lui ni moi n'avions vu ce petit couple sympa d'étudiants qui roucoulait dans la pénombre. C'est alors que nous avons entendu une voix de fille qui disait: "Bravo les garçons, c'est beau l'amour!" Et là, nous les avons vus qui nous souriaient gentiment, et qui eux aussi, s'enbrassaient sur la bouche. Laurent leur a proposé de venir à notre table, et nous avons pris un verre ensemble. On a parlé un bon moment, ils étaient adorables. Visiblement, un couple de garçons gays leur inspirait beaucoup de sympathie. Quand nous les avons quittés, la fille nous a fait un bisou, mais son copain s'est contenté de nous serrer la main. Dommage, car il était très mignon...

commentaires

03/12/07 - 11:21

ah bion c'est bien un dimanche calin..... bon pour l'avent, si vous en voulez une autre definition, mais concernant la suède, alors allez lire mon site ptit loup(s)

03/12/07 - 12:02

qu'Il te trouve vigilant dans la prière et heureux de chanter sa louange pour mieux aimer...

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