J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

10/11/2007

10/11/07 - 00:35

Non, Alzeimer n'a pas frappé

Ca y est, je viens de retrouver l'autre raison de ma mauvaise humeur matinale. Il s'agit de la grève annoncée de la SNCF et dela RATP. Ce matin de bonne heure, il devait être 6 heures, un délégué de la CGT des cheminots expliquait avec force détails les raisons pour lesquelles il est contre la suppression des régimes spéciaux de retraite. Il est conducteur de trains, et il devrait prendre sa retraite à 50 ans, ou 52 ans au plus tard. Si la loi que le Gouvernement prévoit de faire passer est votée, il prendra sa retraite à 58 ans. "C'est inacceptable, ça" dit-il. Et d'expliquer qu'il n'a pas de week-ends en famille, qu'il passe les fêtes à dormir dans un dépôt de la SNCF au lieu d'être avec sa famille, qu'il a des horaires décalés, pas le temps de récupérer. Il évoque aussi la pénibilité de son métier. On a l'impression d'être revenu au temps de la Bête Humaine. Donc, pour toutes ces raisons, il appelle à la mobilisation générale. "Il faut faire plier Sarkozy", s'écrie-t-il. Le journaliste lui explique que d'autres professions connaissent les mêmes contraintes, l'hôtellerie, par exemple. Mais cela ne l'intéresse pas. Il faut faire grève, il faut faire plier Sarkozy. "Même si dans 20 ans on ne peut plus vous payer votre régime spécial?", hasarde le journaliste. Pour le conducteur de trains CGT, la solution est simple: faire cotiser plus les salariés du privé qui ont des salaires supérieurs à ceux des fonctionnaires et assimilés. Ben tiens... C'est ça la solidarité. Ceci m'a fait penser à mon tonton Maurice qui est retraité de la SNCF, personnel roulant, mécanicien principal (conducteur de train). Il a pris sa retraite à 52 ans, et il a ensuite travaillé dix ans dans une entreprise en région parisienne. Il n'était donc pas si usé que ça, le tonton Maurice. En plus, quand il couchait au dépôt (de la SNCF, pas chez les Schmitts!), il percevait ce qu'on appelle une "prime de panier", à quoi s'ajoutent les fameux "permis" pour voyager gratos sur les lignes nationales, et un permis pour les lignes européennes. Mon tonton est mort, mais sa veuve bénéficie des permis, et elle en fait même profiter ses enfants quand elle ne les utilise pas elle-même.
Mais, comme dit le petit facteur de Neuilly: "Il faut conserver les acquis que nos "Anciens" ont obtenus". Décidément, la France est un pays foutu, parce que c'est un pays ingouvernable où les privilèges corporatistes pèsent plus lourd que la nécessaire refonte de notre système de retraite. Comme disait George Orwell dans Animal Farm: "Tous sont égaux, mais certains plus que d'autres". On encrève de cette fausse égalité.

commentaires

10/11/07 - 00:37

Salauds de cheminots !

10/11/07 - 00:40

Ne ne sont pas les cheminots qui sont des salops furyo, mais les égoïstes !

10/11/07 - 00:42

Merci pour cette saine lecture...

10/11/07 - 00:54

Quand furyo dit "salauds de cheminots", je ne pense pas qu'il exprime une opinion personnelle, mais il doit penser que c'est ce que moi je pense d'eux. Je préfère le mot "égoïstes" utilisé par Lordmelbourne. Mon oncle a perçu deux retraites et sa veuve bénéficie de deux pensions de reversion. Les salariés du privé qui bossent jusqu'à 65 ans ne peuvent pas prétendre à un autre emploi. Il faudrait peut-être aussi revoir la question du cumul des retraites qui n'est pas ce qu'on fait de mieux en termes de solidarité.

10/11/07 - 01:07

A propos de la "prime de panier", mon oncle expliquait à mes parents que la plupart des roulants ne rentraient pas chez eux quand ils avaient fini leur service et couchaient au dépôt pour pouvoir en bénéficier (indûment, bien sûr). On trouve à peu près la même chose chez les salariés d'EDF qui paient très peu leur consommation d'électricité et qui bidouillent leur installation pour en profiter davantage. On est dans la logique du "Toujours plus", dénoncée par François de Closets.

10/11/07 - 01:44

Chiffrez au lieu d'accuser.

10/11/07 - 08:42

Chiffrer QUOI ? Je n'accuse pas; je ne fais que constater ce que tout le monde sait.

10/11/07 - 09:13

Faudelio, sauf votre respect les "avantages dont vous nous étalez les vertus sont particulièrement illusoires !

Vos devriez vérifier les pensions de reversions que la Veuve perçoit, elles sont plafonnées à celle qui est la plus intéressante.

Quand aux "facilités de circulation", les enfants ne bénéficient des dites facilités que jusqu'à leur majorité (prolongées s'ils sont étudiants).
A l'etranger il n'a plus que sa carte personnelle à 50 % pour certains résaux.

Quand aux facilités 'nationales' c'est maintenant très loin de ce que celà pu être dans les années glorieuses. (Régionalisation des transport).

Quand à dormir au 'dépôt' vous devriez réfléchir qu'il ne s'agit jamais de celui de sa résidence mais de celui d'une lointaine gare d'escale.

Comme documentaliste, vous devriez aller regarder du coté des militaires et autres assimilés !

10/11/07 - 09:23

Pour ma part bien que bénéficiant des dites facilités je n'utilise guère qu'un aller-retour par mois en TGV hors pointe.

Du temsp de mon activité professionnele,
je n'ai guère utilisé les "facilités internationale" si ce n'est qu'en 1970 je suis allé en train jusqu'au delà du cercle polaire (Norvège/Suède) ce qui m'a permis de voir et observer les usages des autres compagnies.

Comment voulez vous vendre des services si vous ne les avez vous-même pas utilisés ?

Comment font les agents de voyages pour vendre avec "conviction" un produit ?
Les "soi-disant" avantages ne sont en fait que de la PROMOTION publicitaire.

10/11/07 - 19:44

Je travaille dans un parc d'attractions. Donc :
- je travaille les week-ends (sans aucune indemnité)
- je travaille les jours fériés (sans aucune indemnité sauf le 1er mai)
- mon ancienneté n'est pas reconnue (si si, cf la convention des parcs de loisirs)
- aucune prime (même exceptionnelle)
- les heures entre 35h et 41h ne sont pas majorées (toujours cette même convention pas très cool avec nous)
- il m'arrive de travailler en horaires décalés
- je devrais cotiser pendant 40 ans dans le meilleur des cas (retraite à 63 ans minimum ayant été étudiant jusqu'à mes 23 ans)
Et malgré tout je ne me plains pas de ma situation, et s'il faut que je pousse jusqu'à mes 65 ans pour aider à payer les retraites de mes parents je le ferai sans broncher. Voilà pourquoi les cheminots ils me gavent avec leur égoïsme mal placé !

11/11/07 - 00:01

c'est bien plus facile de désigner les cheminots comme les méchants, comme ça le bon peuple peut avoir son idée sur le régime de retraites et nous expliquer qu'on peut cumuler, etc., etc.

mon père cumule trois retraites et ça ne fait pas de lui un millionnaire pour autant ; par contre, il est tout à fait anormal qu'il gagne à la retraite davantage que moi en travaillant !

et là je commente le post de xetof ! prends la tête du mouvement syndical avec tes camarades exploités pour obtenir des avantages sociaux aussi, au lieu de nous dire que tu es un mouton satisfait et que tu es content de pouvoir vomir sur les fonctionnaires, ces salauds !

11/11/07 - 00:09

Non, désolé demis, mais si je fais ça il faudra bien quelqu'un pour payer les avantages que je réclame... et refuse de le faire payer à "nos" enfants (à croire que le fait que les pédés n'ont généralement pas d'enfant ils se foutent de l'avenir des générations futures ! belle mentalité !)

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