J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

09/11/2007

09/11/07 - 23:57

Décidément, je suis de plus en plus enragé, ces temps-ci

Deux choses ont gâché ma matinée, outre la connerie des étudiants ultra-gauchos.
Ce matin, Drücker (vous connaissez ? C'est l'homme orchestre du service public de la télé) était l'invité de J.P.Elkabach pour faire la promotion du bouquin qu'il vient de commettre, dont le titre est "Mais que va-t-on faire de toi ?" (La réponse va de soi: une grande vedette, bien sûr! What else ?). A la fin de l'entretien où Drücker parle de lui avec la gourmandise et le ravissement du bon élève appliqué qu'il n'a jamais cessé d'être (mon cher Pierre, à côté de Drücker, je suis un piètre amateur), JPE lui pose la question à un million de dollars:
"C'est pour quand, la retraite ?"
Réponse immédiate: "Jamais".
Donc nous voilà prévenus, nous allons supporter Drücker et son sirop d'érable écoeurant jusqu'à ce que mort s'ensuive. Fais gaffe, Michou. Jacques Martin a été poussé dehors sans ménagement pour que tu prennes sa place. Il avait ton âge quand on l'a remercié. Tu sais comment ça s'est terminé pour lui. Il y a, dans les coulisses, pas mal de candidats à ta succession qui attendent le moment de te glisser sous les pieds la fatale peau de banane qui te fera tomber. Michou, je te trouve franchement insupportable.

Je m'aperçois que dans le feu de mon envolée contre Drücker, j'ai tout simplement oublié la deuxième chose qui a pourri ma matinée. Mais dès que le souvenir me reviendra, je vous en ferai part. Pour l'heure, je vais me coucher.

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