J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

14/10/2007

14/10/07 - 13:30

Rugby et bagnole

Laurent me propose d'aller suivre le match sur écran géant . OK, je veux bien. On y va. Pour trouver de la place, bonjour la galère. Pas une place de parking. Il s'énerve, je m'énerve aussi. Après avoir tourné une bonne demi-heure, miracle! une place. On s'y engouffre. On descend en vitesse et on se dirige vers l'écran géant. On est un peu un peu stressés, car l'heure tourne et on va rater le début du match. Pas grave, les Français se sont fait coller un essai. Ca commence mal. Autour de nous, une foule de gens crie , trépigne , brandit le poing . Les canettes de bière circulent. Laurent est excité comme une puce. Bon, je ne vais pas vous raconter le match, vous connaissez la suite. C'est fini, on a perdu. Laurent est décomposé. Moi, ça me laisse un peu indifférent. Les English ont été plus forts. Tant mieux pour eux. La foule se disperse. Il y en a qui pleurent, il y en a qui picolent, d'autres se marrent. J'entends "Fuck the English!" Dans un autre groupe, on chante la Marseillaise avec des accents bizarres dûs à l' alcool probablement. Les bouteilles de bière volent. Demain, les types de la voirie auront du boulot pour débarrasser les rues des morceaux de verre qui sont partout. Laurent me dit: "On va prendre un pot ?" On va dans un bar gay qu'il connaît bien. Alcool, bisous, caresses. Un trave vient s'installer à côté de moi. Il dit que je lui plais. Laurent le prie d'aller voir ailleurs. Le trave n'apprécie pas, le ton monte. Le videur vient voir ce qui se passe. Le trave s'en va, non sans nous avoir copieusement injuriés. Il est 01:30h. On décide de s'en aller. Une fois dehors, problème: où est la bagnole ? Vous est-il déjà arrivé un truc comme ça? Impossible de se souvenir ou on s'est garé. C'est l'angoisse. On essaie de refaire le parcours. Ca ne donne rien. On fait toutes les rues dans un périmètre assez large. On essaie de se souvenir de possibles repères. Il est 3h30. J'en peux plus. On cherche toujours. Toutà coup, on voit un véhicule de police. On fait signe. Les flics s'arrêtent. On leur explique le problème. Ils nous regardent d'un air un peu dubitatif, mais ils sont gentils. Ils nous font monter dans leur voiture. "On va essayer de voir où vous avez pu passer". Ils se donnent beaucoup de mal. Rien n'y fait. Pas de voiture. Ils contactent le commissariat pour voir si notre voiture n'a pas été conduite en fourrière. Rien. Je les sens aussi ennuyés que nous. Ils nous proposent de nous reconduire chez Laurent. On les remercie pour leur aide, mais Laurent veut à tout prix retrouver sa voiture. On fait encore un tour, et puis, tout à coup, Laurent s'écrie: "C'est là". On est passé mille fois à côté, mais on était tellement stressé qu'on la voyait même pas. Les flics nous laissent là, après qu'on leur ait souhaité une bonne nuit, et qu'ont les ait remerciés en long, en large et en travers. Ils ont été super. Jamais plus je ne dirai du mal d'eux. Il est 04h45. On est fourbus, on veut vite aller semettre au lit.
Ben voilà, il est 13h30. Laurent dort encore, le ^pauvre chéri.

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