J'écoute : la chouette qui ulule toutes le nuits et qui m'aide à m'endormir
Je regarde : les étoiles; leur nombre me persuade de l'éternité
Je lis : plusieurs livres que j'ai commencés et que je n'ai pas terminés
Je joue : à me faire peur
Je mange : trop souvent seul, hélas
Je bois : trop souvent seul aussi, hélas
Je cite : le moins possible; les citations traduisent un manque de personnalité
Je pense : à beaucoup trop de choses à la fois; j'arrête pas de penser
Je rêve : beaucoup, souvent, toujours
(mis à jour dimanche 28 octobre 2007 à 00:23)

12/10/2007

12/10/07 - 15:36

La tristesse de Faudelio

Oui, je suis triste, je l'avoue. Triste d'avoir rendu triste quelqu'un. Triste de l'avoir fait pleurer. Triste de l'avoir trompé, bien involontairement, bien malgré moi, bien innocemment. Ce garçon si doux, si tendre, si sensible, a lu mon portrait. Il y a trouvé quelque chose de lui, quelque chose qui a résonné au fond de lui-même, quelque chose qui lui a fait penser que nous pourrions mettre notre solitude en commun et faire 1+1=1. Seulement il n'avait pas lu mon blog, et il ne savait pas que je venais de découvrir Laurent. Il m'a envoyé un message tout gentil pour me dire que peut-être nos chemins pourraient se croiser dans Bordeaux. Il avait envie d'une rencontre, point de départ d'une amitié. Comme je n'avais pas répondu sur le moment, n'ayant pas encore lu son message, il m'en a envoyé un second. "Je ne peux pas croire que tu ne répondes pas aux messages qu'on t'envoie", dit-il. Je le sens inquiet, presque angoissé à l'idée que je ne veux pas lui répondre. Je lui explique que je viens seulement de rentrer chez moi après être passé chez Laurent, et que je repars aussitôt car il m'attend. Catastrophe. Mon petit correspondant prend cela comme un coup de poignard en plein coeur. Il a pleuré, me dit-il. Il va passer une vilaine nuit. Il me donne son téléphone. En lisant cela, je me sens coupable. De quoi ? De n'avoir pas dit les choses quand c'était le moment ?Je suis triste de l'avoir rendu triste, triste aussi de passer à côté de ce qui aurait pu être une belle histoire entre nous. Un rêve brisé. Une belle occasion manquée. Une chance comme il s'en présente rarement. Pardon. Pardon de te faire souffrir. Tu m'as dit que tu ne liras plus mon blog. Je comprends. Mais j'espère que tu viendras y faire un tour, car là où est mon blog, là se trouvent mes pensées et aussi un peu de mon coeur. Pardon. Je t'embrasse très fort, et je te serre dans mes bras. Hélas, ils se referment sur une ombre. Tu vois, finalement, je ne te méritais pas, et là, c'est moi qui pleure maintenant.

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