23/12/2007Massacres de VendéeIntéressant, le post et Et-in-arcadia-ego dans son blog. Ceux qui s'intéressent à l'histoire des guerres de Vendée liront avec profit l'ouvrage en trois volumes de Jean-François Chiappe sur ce sujet. La République qui porte la responsabilité de ces massacres n'a jamais voulu accepter de reconnaître devant l'Histoire qu'il s'agissait d'un véritable génocide, et pourtant c'en fut bien un. Dans cette région, il n'y eut pas un Oradour-sur-Glane, mais des dizaines d'Oradour. Là encore, la falsification de l'Histoire par les intellectuels de la IIIème République a fait des dégâts énormes. Elle a littéralement intoxiqué des générations d'enfants en présentant dans les livres une vision complètement déformée de ce que fut le combat des Vendéens pour mieux légitimer la République, à une époque où la majorité des députés était de sensibilité monarchiste. A cet égard, Michelet est un maîtredans l'art du détournement d'Histoire.
L'école a fait le reste en transmettant avec une application d'ordre idéologique le mensonge qui continue encore à ce jour. 22/12/2007Pour Noël, je veux de la belle musiqueJe recommnde aux amateurs le Concerto pour violon et orchestre en ré M, de Brahms, Op.77, dans l'interprétation de Daishin Kashimoto; dir. Myung-Whun Chung, orchestre de la Staatskapelle de Dresde, disque Sony. Le 2ème mouvement, l'Adagio, est une pure merveille qui tirerait des larmes à un caillou. Je l'avais dans l'interprétation de David Oistrakh chez Deutsch Gramophon, mais je crois que Daishin Kashimoto le surpasse. Même mon doudou qui n'est pas spécialement un fan de classique l'a trouvé "bluffant". Offrez-vous le, vous passerez 43mn et 1 seconde de pur bonheur. 18/12/2007COUPLE IMPROBABLEOn dit que Martine se ferait renifler le slip par Pif le Chien. Vous y croyez, vous ? Ils ont été vus dans les friches industrielles de la Zac de Pompey. Les fotos seront publiées (avec leur accord) dans Ici Pourri. COMMENT REPARER CE COUPABLE OUBLI ,J'ai oublié de dire aux Françaises et aux Français qui m'écoutent que Valentine, ma petite chienne, a reniflé le cul du bâtard de mes vosins dans une allée du Jardin Public de Bordeaux, près du Guignol. Vais-je être grand-père à 27 ans ? IDYLLE DANS L'AIRBon, si vous me croisez place des Quinconces en compagnie d'un mec d'environ 45 ans, beau gosse, genre commercial distingué, bien fait de sa personne, si vous constatez qu'on se parle en se faisant des sourires, si vous nous voyez attablés dans un bar de la place de la Victoire en train de siroter un whisky, si vous voyez que nous avons l'air très complices, vous avez raison... C'est le mec qui va me vendre une nouvelle bagnole. Contactez Sud-Ouest qui viendra prendre des clichés. C'est le genre de truc qui se monnaye très cher. Avec un peu de bol, on passera au JT régional le soir à 19h15. Autre information, M. Fronchain, plombier, et Mme Guidon, crémière, ont été vus ensemble au rayon poissonnerie du Marché des Capucins. On dit que ca fricote pas mal entre eux. Mon garagiste et sa femme sont encore ensemble... C'est louche. Y aurait-il quelque chose entre eux ? Lareine Elizabeth II aurait reçu son Premier Ministre Gordon Brown à Buckingham (j'ai failli écrire "à l'Elysée"). Tromperait-elle Tony Blair ? La secrétaire de Monsieur Raglan est montée dans la voiture de Jean Cheaudu ? Faut-il y voir un signe? Il ya quinze jours, à Nancy, j'ai rencontré Nicolas (le saint) sur le char du Père Fouettard (ou l'inverse). Sont-ils homo ? Nicolas (le saint) est-il recto-verso ?
Bon, y en a marre de toutes cs conneries. On a rien de mieux à se mettre sous la dent dans ce foutu pays ? Tout ça est bien triste. Pour rassurer les foules inquiètes qui bavent de curiosité, je vous dis toute de suite que Laurent et moi, nous couchons toujours ensemble et qu'il me fait l'amour tout seul, comme un grand et comme un dieu. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter notre nuit de samedi à dimanche pendant laquelle je lui ai fait une fellation la bouche pleinde de chocolat. J'ai cru redécouvrir la recette de la Dame Blanche avec beaucoup de crème et de chocolat. See what I mean ? Bon, mais ça, c'est notre vie privée. J'ai dit VIE PRIVEE... Privée de quoi ? Aaaaaaaaaah, very funny, indeed. 14/12/2007Alors là, j'ai très malQu'on me dise que je suis de droite, que je suis con, que je suis tout ce qu'on voudra, je l'accepte. Après tout, je suis assez langue de pute pour dire du mal des autres. Même si je sais que c'est souvent des a-priori, des idées toutes faites. Bon, je suis pas foncièrement différent des autres cons. Mais qu'on dise que je suis méchant, ça non! Je n'accepte pas. Je me connais assez pour savoir que je ne pratique pas la méchanceté. La méchanceté, c'est le manque d'amour, or le manque d'amour, je connais pas. Je suis assez naïf pour aimer tout le monde, y compris ceux qui me détestent. Je n'ai jamlais appris la méchanceté au contact de ceux que j'aime. Alors, Marguerite, quand tu me dis que je suis une salope de droite et méchant
, tu me fais très mal. Salope, si tu veux, après tout, chacun a ses critères; de droite, why not, mais est-ce une maladie ? Méchant, non, non et non, mille fois non. Tout, mais pas ça. Ca, c'est pas moi. Même si tu n'as aucune estime pour moi, fais moi au moins l'honneur de me croire. 13/12/2007Ma question ?Vivrai-je jusqu'à 40 ans ? Je n'en suis pas sûr. Ce que je lis dans certains blogs me conforte dans l'idée qu'après 30 ans, on n'interesse plus, mais VRAIMENT PLUS personne. C'est triste. Je sais pas pourquoi, mais ce soir j'ai une irrepressible envie de... pleurer. Au secours, laurent! o-(( Lit à une place ou à deux places?Noël arrive, Noël est déjà là, Noël serait-il déjà passé, qu'on nous présente déjà les galettes de l'Epiphanie ? J'ai horreur des fêtes païennes de Noël, mais j'aime Noël, j'aime cette fête où on célèbre la venue de Dieu sur terre au milieu des hommes. Dans ma petite maison, le sapin se fait humble devant la crèche qui est au centre des décorations. C'est elle qui symbolise pour moi ce que nous devrions tous fêter, et non pas ce débordement de fric, de bouffe et de cadeaux. Judicael, je pense à toi, j'arrête pas de penser à toi, et je me dis que si j'étais moins lâche, je devrais mener ton combat. Si tu savais comme ça se bouscule dans ma tête. Parfois, j'ai honte de moi. Bon, ceci n'est qu'une intro. Voici mon propos.
Mon chéri n'arrête pas de me poser la question qui me fait mal. "Pourquoi on passe pas Noël ensemble ?" Bonne question, mais j'ai une bonne réponse. Noël, c'est ce moment privilégié que je réserve à mon papa et à ma maman que j'aime par dessus tout, et que je réserve aussi à mes grands-parents, mes deux mémés et mon pépé encore vivant, et au souvenir de mon pépé , celui qui est mort il va y avoir deux ans, celui qui m'appelait son gamin, et qui était si heureux de me voir quand j'allais lui rendre visite à l'hôpital où il a fini sa vie, un petit matin vers 5 heures, alors que moi, je dormais tranquillement. Pour moi, Noël, c'est un devoir d'amour pour les miens car je sais qu'après qu'ils auront quitté ce monde, je n'aurai plus rien, puisque je n'aurai jamais d'enfants. Je sais aussi une chose: quand j'estimerai que le moment est venu, je tirerai un trait sur cette vie. C'est clair dans ma tête de petit Méderic, ca sera en tout cas avant la cinquantaine. A quoi bon vivre après quand vous n'intéressez plus personne ? Donc je sais le temps qu'il me reste à vivre.
Revenons à Noël. Mon chéri me téléphone hier soir. "Tu fais quoi pour Noël ?" Je confirme que ce sera chez papa et maman. Il comprend, lui qui a mis de la distance entre ses parents et lui, et qui ne le vit pas bien. "J'aurais aimé qu'on soit ensemble. J'ai envie de vivre avec toi. On pourrait pas s'installer ensemble ?" Et là, Médéric, il a la trouille. Lui qui a peur de tout, de lui, des autres, de ce qu'il ne connaît pas, des situations nouvelles auxquelles il ne s'est pas préparé, il balise à mort. Je reste sec. Je ne sais pas quoi répondre. J'en ai parlé à un correspondant avec qui j'entretiens un échange suivi, et qui m'appelle son "petit frère". Je me sens pas prêt à vivre en couple.
Ca me fait un peu peur. Laurent a 32 ans, et il a eu sa période bi. Il a vécu avec une fille. Puis il a connu son petit jordanien, mais c'était rien de sérieux; juste du fun. Maintenant, j'arrive dans son jeu. Il m'aime, et je crois que c'est vrai. Mais moi, je me sens pas prêt. On se voit souvent, mais je suis attaché à mes petits espaces de liberté. J'ai une peur panique de la vie en couple, style hétéro, vachement bien réglée avec des rites, des horaires, des habitudes, bref, une routine qui tue le plaisir d'être ensemble et l'amour. On peut passer deux ou trois jours ensemble, et après, chacun reprend sa vie, et quand on se retrouve le plaisir est multiplié par dix, vingt, cinquante.
Je suis mort de trouille. Trouille de me tromper, trouille de regretter, trouille de lasser Laurent, trouille de le perdre. Trouille de tout gâcher, et de me retrouver seul, aussi con qu'au premier jour. Trouille surtout de lui faire du mal, et ça je ne veux pas. Jamais. Je l'aime ce mec, mais voilà, j'ai peur, et je suis pas prêt.
Aidez-moi.
Bisous à toi, Judicael. Ca va comment ? 10/12/2007Si tu me causes comme ça...La conversation que Furt nous rapporte dans son blog me laisse rêveur. Il est prof, et il remet son chef d'établissement dans ses dix-huit mètres. Ah que c'est beau, le statut de fonctionnaire. On ne risque rien, et si le chef fronce le sourcil, la commission paritaire lui fera fermer sa gueule et rentrer dans le rang. Moi, si je m'avisais de parler comme ça à l'un de mes chefs, je me retrouverais vite en slip (plus exactement en boxer DIM) en train de tapiner rue sainte-catherine. C'est vraiment pô juste! 06/12/2007SAINT NICSaint Nicolas a Nancy et à Metz, c'est beau, c'est féerique. C'est Noël avant la lettre. Si on veut voir, il faut arriver bien en avance sur l'heure du début du défilé. Il y a des milliers de personnes massées sur le parcours qui, à Nancy, aboutit place Stan illuminée comme, je crois, doit l'être le Paradis, pour la circonstance. Et ca trépigne, et ça crie, et ça ouvre des yeux ronds comme des soucoupes. Et le moment tant attendu arrive. Le char de Saint Nic est là, toujours superbe, avec le bonhomme, magnifique dans ses ornements épiscopaux, mitre en tête et crosse en main, un évêque comme on n'en voit plus. Près de lui, le père fouettard avec sa barbe noire qui lui mange tout le visage. Il pousse des grognements et agite un fagot de baguettes qui sont destinées aux enfants qui n'ont pas été sages. Dans le saloir, les trois petits enfants qui furent ressuscités par le bon Saint Nic après que le vilain et méchant boucher les eut tués et depecés. Saint Nicolas jette des sucres d'orge et des bonbons à poignées, et les enfants se pécipitent derrière le char pour les ramasser. Magie de l'enfance trop tôt envolée. Quand j'avais cinq ans, je ne pensais pas aux garçons. Je croyais dur comme fer à Saint Nic, l'ami de enfants (je n'ai pas dit des petits garçons, nuance). Aujourd'hui, j'ai 27 ans. Mon Saint Nic à moi a 32 ans. Je ne suce plus de sucres d'orge. Mon Saint Nic, ça serait plutôt genre bâton de berger, si vous voyez ce que je veux dire. Mais, comme la petite Annie, je garde toujours le goût des sucettes à l'anis. Hélas, j'ai grandi.
Vive Saint Nicolas, et bonne fête à tous ceux qui portent son nom. Je vous fais des tonnes de bisous. 04/12/2007QUESTION DE PRINCIPESEn parcourant le blog d'un petit Gaîen mignon de 20 ans, je lis au chapitre "qualités": sincère, fidèle...à cheval sur les principes.
Savez-vous ce que disait Talleyrand, cette crapule qui servit tous les régimes, de la Monarchie à l'Empire et à la Restauration, avec une impudence et une impudeur jamais égalées dans l'histoire de notre pays ? Lui qui n'avait ni foi ni loi diasit ceci: "Les principes ? Appuyez-vous bien dessus! Ils finiront par céder."
On comprend pourquoi Napoléon dit de lui qu'il était "de la merde dans des bas de soie". EN PARLER OU NON ?Je ne sais pourquoi les posts que j'ai fait passer à propos de la présence, que dis-je de l'omniprésence de Michel Drucker (sans tréma, cette fois) dans les médias au cours des semaines passées à l'occasion de la sortie de son dernier livre, m'ont valu quelques remarques plus aigres que douces. "Qu'as-tu donc contre Michel Drucker ?" Rien, je vous assure, sinon l'overdose. Mais serait-il donc défendu de parler de M. Drucker ? Je me pose la question... 03/12/2007NOEL, LA NOSTALGIEUn petit cadeau de Noël pour tous ceux que j'aime, et spécialement à toi, Judicaël:
je suis quelqu'un qui lit beaucoup, et j'ai une tendresse particulière pour Colette. Ne soyez donc pas surpris que je dépose ce petit cdeau dans vos sabots.
MES NOELS D'ENFANT
"Il vous paraîtra étrange que mes Noëls d'enfant -là -bas on dit "Nouël"- aient été privés du sapin frais coupé, de ses fruits de sucre, de ses petites flammes. Mais ne m'en plaignez pas trop, notre nuit du vingt-quatre était quand même une nuit de célébration, à notre silencieuse manière.
Il était bien rare que Sido n'eût pas trouvé dans le jardin, vivaces, épanouies sous la neige, les fleurs de l'ellébore que nous appelons roses de Noël.
En bouquet au centre la table, leurs boutons clos, ovales, violentés par la chaleur du beau feu, s'ouvraient avec une saccade mécanique qui étonnait les chats et que je guettais comme eux.
Nous n'avions ni boudin noir, ni boudin blanc, ni dinde aux marrons, mais les marrons seulement, bouillis et rôtis, et le chef- d'oeuvre de Sido, un pudding blanc, clouté de trois espèces de raisins, Smyrne, Malaga, Corinthe-truffé de melon confit, de cédrat en lamelles, d'oranges en petits dés.
Puis, comme il nous était loisible de veiller, la fête se prolongeait en veillée calme, au chuchotement des journaux froissés, des pages tournées, du feu sur lequel nous jetions quelque élagage vert et une poignée de gros sel qui crépitait et flambait vert sur la braise.
Quoi, rien de plus ? Non, rien. Aucun de nous ne souhaitait davantage, ne se plaignait d'avoir trop peu. Le sifflant hiver assiégeait les persiennes. La grosse bouilloire de cuivre, assise dans les cendres, et les cruchons de terre qu'elle allait remplir, nous promettaient des lits chauds dans les chambres froides.
-Maman, je ne veux pas me coucher! Je veux veiller toute la nuit, toutes les nuits!
-A ton gré, Minet-Chéri... Voilàle jour. Tu vois, la neige devient bleue entre les lames des persiennes. Tu n'entends pas que les poules chantent ?
Je croyais veiller encore. C'est que, surprise par l'heure tardive, je dormais déjà, la tête sur mes bras pliés, mes tresses au long des joues comme deux couleuvres gardiennes. "
Colette. "Paris, de ma fenêtre"
Et en plus, c'est admirablement écrit...
Bon Noël à tous!
NOEL, NOEL, NOEL ! J'ai beaucoup de choses à vous dire ce soir, , amis Gaïens. Oh, je sais, on va dire, c'est ce con de Faudelio, ce mec de droite, ce sarkoziste... Eh oui, c'est moi. Mais, je vous en prie, accordez-moi quelques minutes d'attention. Je suis peut-être un autre aussi.
je vous ai parlé de cette période de fêtes qui m'agace, non pas parce que je suis un mec sinistre, coincé ou pisse-vinaigre, mais parce que mon Noël à moi n'est pas une fête du fric et de la bouffe. La semaine dernière, j'ai quêté pour la Banque Alimentaire de 9 heures à 17 heures. J'étais heureux de le faire parce que je faisais quelque chose d'utile. On fait ça dans les supermarchés. on voit de tout, des gens qui vous font un sourire et qui vous disent: "Vous pouvez compter sur moi", d'autres qui font un savant détour pour ne pas prendre le sachet que vous leur tendez, d'autres qui jouent les innocents: "Ah, c'est quoi ça, la banque alimentaire ?", d'autres ironiques: "Ah, votre sachet, il est pô très tendance!", d'autres encore, et ce sont ceux-là qui me font voir rouge (tu me comprends mon petit RAS) qui vous balancent à la gueule: "Moi, je me sens pas concerné(e); j'ai pas envie de donner pour les Arabes et les feignants". Je vous jure amis Gaïens que j'y ai eu droit plusieurs fois et je me suis pris ça en pleine poire de la part de mémères en vison, ou même sans vison, les mêmes que j'ai vu passer une heure plus tard avec un caddy plein à péter, et qui n'ont même pas eu la délicatesse de déposer dans nos caisses un seul petit paquet de nouilles à 1 €. Celles-là, ces vieilles rombières comme dit mon pote Guy Gilbert, je voudrais que leur foie gras leur foute une chiasse à crépir leur cher salon.
Non, décidément, mon Noël, c'est pas la bouffe, le foie gras, le champagne et tous les cadeaux à la con qui vont avec .Il se passera avec mes parents qui vont faire un repas un peu plus riche que d'ordinaire. Bien sûr, je leur offrirai un cadeau parce que je les aime, parce qu'ils sont ma maman et mon papa que jamais personne ne remplacera,
mes deux mammies et mon pappy, et je penserai très fort à celui qui est mort, et qui m'appelait si gentiment "gamin" quand j'allais le voir. Dors en paix, grand-père, et que Dieu te donne l'éternel repos. Qu'il te prenne avec Lui là où il n'ya plus ni pleurs, ni deuil, ni peine. Tu en as eu ta dose, pauvre pappy!
Mon Noël à moi, c'est cette merveille que chantaient les anges aux bergers dans les champs de Palestine: "Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonae voluntatis". Mon Noël à moi, c'est cette immense espérance pour tous les hommes de bonne volonté. Je ne demande à personne d'y croire, mais qu'on me laisse cette joie d'accueillir dans mon coeur la promesse de Noël. Et puis, je pense à tous ceux qui souffrent, et particulièrement à toi, petit frère RAS. Apparemment, tout nous oppose, à commencer par nos engagements. je respecte le tien, je le salue, même si je suis en profond désaccord sur les moyens que tu te donnes. mais plus encore, je salue l'autre combat que tu mènes. Permets-moi de ne pas en dire plus, mais sache qu'il ne se passe pas une journée sans que je pense à toi et que je demande à Celui auquel tu ne crois pas de te venir en aide. Je pense à toi, et aussi à tous ceux qui se battent dans leur corps contre toutes ces putains de maladies qui nous privent de tant d'êtres que nous aimerions connaître et qui pourraient éclairer notre vie.
Mon Noël à moi, c'est le bonheur pour tous, non pas le fric et la bouffe, mais tout simplement ce qu'il faut pour vivre, la chaleur d'une maison, et la présence d'amis auprès de vous. Un Noël raté, ce n'est pas un Noël sans foie gras et sans champagne, c'est un Noël sans amour, non pas l'amour de la baise, mais l'amour que vous donnent ceux qui existent pour vous, qui tiennent une place spéciale dans votre coeur, et pour qui vous comptez de manière irremplaçable, ceux dont l'absence, même brève, rend votre ciel moins bleu, ceux dont on peut se passer et qu'on cherche encore quand ils ne sont plus là, ceux dont l'irréparable départ éteint à jamais une étoile au ciel.
Bon Noël à toi RAS. Bon Noël à tous, quel que soit le sens que vous donnez à cette belle fête. Bon Noêl à toi, Laurent, mon vrai, mon tendre, mon bel amour. Bon Noël à toi Patrick et à ton Jérôme. Je vous aime tous.
Signé : "Ce con de Faudelio". Temps de l'AventAujourd'hui, premier dimanche de l'Avent, et non pas Avant, comme je l'ai vu écrit.
Avent, du latin advenio; "adventus": qui va venir, qui vient.C'est le temps qui prépare à la venue, à l'incarnation de Celui qui nous est promis et dont on attend le retour glorieux, "qui venturus est cum gloria". Il y a quatre dimanches de l'Avent pendant lesquels nous sommes en attente de Celui qui va venir. A chaque dimanche, on allume une bougie. Dans l'Est de la France, on confectionne une couronne de l'Avent qui comporte quatre bougies.
"Excita, quaesumus, Domine, potentiam tuam et veni".
On invite les enfants à ouvrir chaque jour une case du calendrier de l'Avent, la dernière étant celle du jour de Noël (et non pas Nowell, comme on l'écrit ici ou là pour faire trendy).
Si l'on est chrétien, chaque petite case représente un sujet religieux. Les calendriers profanes représentent un Père Noël et ses rennes, des petites maisons, des paysages de neige. Le Père Noël, invention américaine, est l' avatar païen de Santa Claus, Saint Nicolas, que l'on fête le 6 décembre dans l'Est et dans le Nord de la France. Le Père Noël est né aux Etats-Unis, et s'il est habillé de rouge et de blanc, c'est parce qu'il était sponsorisé par la firme Coca-Cola, déjà!
Aujourd'hui, Laurent et moi avons passé l'après-midi à courir les magasins de la rue Sainte-Catherine à la recherche d'idées de cadeaux. Mon chéri voulait aussi acheter des décorations lumineuses pour illuminer mon petit bout de jardin. Il faisait un temps de chien, et il y avait beaucoup de monde sur les trottoirs et dans les magasins. J'ai horreur de cette période de l'année qui ramène toujours cette fièvre affolante de consommation. Noël est devenu la fête de la grande bouffe et des marchands en tous genres. Nous sommes entrés dans un grand magasin spécialisé dans l'équipement vidéo et informatique. Il y avait une nuée d'ados qui braillaient autour d'une vitrine où étaient exposés quelques exemplaires du tout nouvel I-Phone. Ils avaient tous leur téléphone cellulaire à la main, et ils avaient des mines dégoûtées, comme si ce petit appareil était un vieux truc d'un autre âge. "Wai, c'est nul, i permet même pô de faire ceci ou cela; chui écoeuré, chpeux même pô écouter ceci ou cela; wai, c'est comme moi, chpeux même pô me connecter à ceci ou cela". Bref, j'avais l'impression que mon petit Nokia n'est plus bon qu'à jeter dans la première poubelle venue. C'est ça, la société de consommation. On jette en pâture à toute une génération des biens dont elle n'a même pas besoin, mais qu'elle est prête à acheter pour le simple plaisir de dire "Je l'ai, moi aussi". Et ce gadget dont on ignorait l'existence possible ily a encore un mois devient tout à coup indispensable. "Wai, chui mort, fô qu'j'achète la Wi". "Fô qu'j'achete l'I-Phone, mais ça va m'coûter un max de tune". Et dans six mois, l'I-Phone sera déjà dépassé. On préparera la seconde génération. Les gamins n'ont plus d'attente, c'est un de leurs drames. Tout va tellement vite que ce qu'ils ont désiré est out avant qu'ils aient eu le temps de lire le guide de l'utilisateur. On tue chez eux le désir en créant des besoins artificiels, et on fabrique des hordes d'insatisfaits, d'impatients angoissés, toujours en quête de nouveauté et toujours blasés. Plus rien ne les émerveille, plus rien ne les surprend. Pour eux, les technologies les plus avancées semblent avoir existé de toute éternité.
Après avoir piétiné pendant quelques heures, après s'être fait bousculer, pousser, après s'être bien fait écraser les pieds, nous sommes allés prendre un verre dans un café sympa fréquenté par des étudiants. Nous nous sommes assis dans un coin tranquille où je me suis reposé contre mon chéri. On était blottis l'un contre l'autre et nous avons échangé un gros kissou sur les lèvres. Ni lui ni moi n'avions vu ce petit couple sympa d'étudiants qui roucoulait dans la pénombre. C'est alors que nous avons entendu une voix de fille qui disait: "Bravo les garçons, c'est beau l'amour!" Et là, nous les avons vus qui nous souriaient gentiment, et qui eux aussi, s'enbrassaient sur la bouche. Laurent leur a proposé de venir à notre table, et nous avons pris un verre ensemble. On a parlé un bon moment, ils étaient adorables. Visiblement, un couple de garçons gays leur inspirait beaucoup de sympathie. Quand nous les avons quittés, la fille nous a fait un bisou, mais son copain s'est contenté de nous serrer la main. Dommage, car il était très mignon...
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